13/03/2008

L'ONU bientôt en Flandre ?

 

L'ONU et la Commission Européenne dénoncent les discriminations fondées sur la langue, en Flandre. En cause, le « Wooncode », ce code du logement flamand qui restreint l'accès des logements sociaux aux locataires parlant le néerlandais et à ceux qui s'engagent à l'apprendre. Zaventem est aussi dénoncée pour ne vendre ses terrains qu'à des néerlandophones.

Dans son dernier rapport, le Comité des Nations unies pour l'élimination de la discrimination raciale se dit « préoccupé par l'adoption par le gouvernement flamand en décembre 2006 d'un décret restreignant l'accès aux logements sociaux aux personnes qui parlent ou qui ont pris l'engagement d'apprendre le néerlandais ». Il demande donc à la Belgique de « veiller à ce que les exigences linguistiques ne conduisent pas à une discrimination indirecte exercée en raison de l'origine nationale ou ethnique ». Le Comité se rallie à la demande du Conseil de l'Europe à la Belgique de ratifier la convention cadre sur la protection des minorités.

Ce Wooncode, il faut bien le dire est le résultat de la médiocrité, du provincialisme exacerbé, et de  la prétendue supériorité de tous ces politiciens flamands qui se bousculent chaque 11 juillet pour glapir leur misérabilisme politicien au pied de la Tour de l'Yser !

Ainsi comme l'a proclamé Etienne Vermeersch, professeur à l'Université de Gand et considéré comme l'intellectuel le plus influent de Flandre : « Un francophone qui vient s'établir en Flandre n'a pas plus de droits qu'un russe, un Français ou un japonais qui viendrait s'y fixer ! »

 

 

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21/02/2008

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17/02/2008

Les nostalgiques d'Hitler

Le mois dernier, l'Europe se rappelait un dramatique événement de son histoire : l'arrivée il y a 75 ans du parti nazi (NSDAP) au pouvoir en Allemagne. Le 30 janvier 1933, Adolf Hitler est nommé chancelier du Reich par le président de la République allemande, le maréchal Paul von Hindenburg. Le führer du NSDAP forme un gouvernement de coalition avec la droite nationale conservatrice pour se hisser au sommet de l'Etat.

La suite des événements est connue. 

Seuls quelques néonazis de par le monde ont fêté, en catimini, cet anniversaire. Il n'est en effet pas bon, en 2008, de s'afficher comme nostalgique du régime hitlérien. Y compris au sein des partis politiques de ladite « droite nationale », comme le Front national (FN) ou le Vlaams Belang (VB), pourtant constitués d’un important « pilier historique » issu en droite ligne du nazisme. Pour rappel, plusieurs fondateurs du FN français ou du VB flamand ont agi durant la Deuxième Guerre mondiale dans les rangs de mouvements collaborateurs pro-nazis.

A la création du FN à Paris et du VB (en 1972 et en 1978), des organisations ouvertement néonazies se trouvaient en très bonne place parmi les cofondateurs.Désormais, l'époque – marquée par l'esprit du politiquement correct - est à une extrême droite polie, BCBG et s'affirmant « démocrate ». De la poudre aux yeux, bien entendu : la façade est une façade de carton. Derrière le décorum mis en place pour berner l'opinion publique, la sympathie pour les modèles dictatoriaux d'antan reste de mise chez pas mal de militants, cadres et dirigeants du Front national (de Féret, de Delacroix et de Le Pen), du Vlaams Belang, ainsi que des groupuscules qui gravitent dans leur orbite : Mouvement national républicain, Bloc identitaire, Parti nationaliste français, Oeuvre française, Alsace d'Abord... en France ; mouvement Nation, Belgique & Chrétienté, Jongeren aktief, NSV, Nieuw-solidaristisch alternatief... en Belgique.

 

Pourtant certains livres tentent de relativiser, réviser, banaliser et réhabiliter cette idéologie criminogène. C'est le cas d'Adolphe Hitler – Sa véritable histoire,  un ouvrage de 479 pages récemment écrit par un responsable bruxellois du Vlaams Belang, Roland Pirard. 

 

Roland Pirard est conseiller à l'aide sociale (une instance communale) de Berchem-Sainte-Agathe (commune de la Région bruxelloise) pour le compte du Vlaams Belang (VB), le parti d'extrême droite indépendantiste flamand. Militant de l'ultradroite francophone dans les années 1980-1990 (il fut le dirigeant du cercle de réflexion « Copernic » et secrétaire général du Front national de Daniel Féret, il rejoint ensuite les activistes francophones du VB. Ces derniers, déçus de l'inertie de l'extrême droite belge francophone et faute d'un mouvement politique sérieux, ont adhéré au parti flamand. 

 

Pour lire le dossier complet : www.resistances.be

Sale droopy

09/02/2008

Vlaams Belang : criminels sur Internet

Le Vlaams Belang veut mettre des criminels sur Internet

La section anversoise du Vlaams Belang, aiguillonnée par l'ancien commissaire de police Bart Debie, condamné pour racisme, va ouvrir la semaine prochaine un site internet collectant les faits criminels survenant dans la cité portuaire, indiquent samedi la presse flamande.

Bart Debie, qui a été condamné fin janvier à quatre ans de prison pour incitation au racisme, faux p-v et violence, reconnaît que son initiative se situe aux limites de la légalité. Il n'exclut pas de diffuser sur le net des photographies et des enregistrements de caméras de surveillance.

En primeur, Figaro propose déjà les trois premiers criminels à afficher sur le site :

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18/01/2008

Niouzz du Facholand

FN

La Commission parlementaire de contrôle des dépenses électorales et de la comptabilité des partis a décidé à l'unanimité d'amputer quatre mois de dotation au Front National pour n'avoir pas rentré conformément au prescrit légal le rapport financier relatif à ses comptes en 2006.

C’est la deuxième fois que le Front National se voit infliger une telle sanction pour non-respect de la loi. Vu la récidive, la Commission a décidé d’exécuter la sanction maximale, à savoir quatre mois de retrait de dotation.

L’AFFN (asbl de financement du FN, fait l’objet d’une instruction pour des détournements de fonds présumés et est sous le coup d’une enquête de l’inspection spéciale des impôts (ISI) qui lui réclame quelque 700.000 euros.

Et pendant ce temps-là c’est encore toujours la rumba au FN entre les partisans de Delacroix et Féret pour la succession à la tête du FN…Vlaams Belang  

BRUNO VALKENIERS est candidat à la succession de Frank Vanhecke. Le Belang infiltre le patronat flamand.

L’homme d'affaires anversois s'apprête à prendre la tête du prétendu « parti des petites gens ». Bruno Valkeniers, 52 ans, nouveau venu en politique, s'est porté candidat à la présidence du Vlaams Belang. A peine un an et demi après son irruption sur la scène politique, aux communales et provinciales d'octobre 2006, Bruno Valkeniers, qui se dit « catholique et social-conservateur », devrait prendre la tête du VB, avec le soutien des leaders « historiques » Filip Dewinter et Gerolf Annemans, que l'on avait un temps pressenti à la présidence.Sa désignation ne serait pas anodine. Sous l'étendard de Forza Flandria, Valkeniers est surtout connu pour être partisan d'une vaste coalition des forces nationalistes, libérales et conservatrices de Flandre… Premier défi : contrer, voire phagocyter, la Lijst Dedecker, forte de ses récents succès électoraux.Marié, père de quatre enfants, titulaire d'une licence en droit de l'Université d'Anvers et d'une licence en droit maritime et aérien de l'ULB, Valkeniers a dirigé, jusqu'en 2006, la première entreprise de manutention du port d'Anvers, HesseNoordNatie. Il est, par ailleurs, administrateur, depuis 2002, du bureau de conseil maritime FA Consult, à Wilrijk.Membre du collectif In de Warande, Valkeniers est signataire du « Manifeste pour une Flandre indépendante ». Un engagement qui lui a permis de côtoyer nombre de leaders séparatistes, dans le domaine des médias, de l'industrie et de la finance (Frans Crols, le directeur du magazine Trends, Marc Platel, l'ex-éditorialiste du Belang van Limburg, les dirigeants ou ex-dirigeants de KBC, Barco, Janssen Pharma, DHL, HBK, Alcatel…).

« Immigrés francophones »

Neveu de l'ex-leader de la Volksunie Jef Valkeniers, le candidat président du VB est très soutenu, au sein du Belang, par l'ex-patron de la DAT et de Delsey Airlines, le sénateur coopté Freddy Van Gaever, qui s'est déclaré partisan d'une limitation des allocations de chômage à quatre mois.En 2005, président de l'Alliance pour la promotion du chant flamand (la très nationaliste ANZ), Bruno Valkeniers s'était illustré par sa diatribe à l'encontre des « immigrés francophones qui ne s'intègrent pas en Flandre ».L'année dernière, après l'agression de trois jeunes militants gauchistes, à Anvers, par des activistes du NSV, le cercle étudiant non officiel du Vlaams Belang et dont il est le fondateur (1976), Bruno Valkeniers avait déclaré au Standaard qu'il ne rougissait pas de la « violence de rue occasionnelle » du NSV.  detergent

21/07/2007

21 juillet : Fête Nationale

21 juillet

 

14/07/2007

Les fachos au Parlement

Des délégués du Facholand au Parlement Belge

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Cordon sanitaire : la version flamande n'existe plus

Destiné à écarter l'extrême droite de la démocratie, le cordon sanitaire vient de s'effilocher un peu plus. À la Chambre, le parti xénophobe et raciste du Vlaams Belang avance deux pions : il a désormais un vice-président et un questeur. Ce n'était jamais arrivé auparavant.

 

Imaginons qu'un professeur fasse entrer sa classe au Parlement, pour l'initier à la citoyenneté. Et que, ce jour-là, le VB Bart Laeremans soit au perchoir. Elle aura l'air sympa, la démocratie. Elle aura même un visage grimaçant comme la haine pour les élèves d'origine étrangère que compte la classe.

 

Imaginons qu'une délégation parlementaire se rende dans un pays qui organise ses premières élections libres (c'était le cas, il y a peu, du Congo). Elle aura bonne mine, la Belgique, si ses députés sont emmenés par un vice-président rompu au racisme le plus écoeurant.

Outre une vice-présidence, surtout honorifique, le parti de Filip Dewinter décroche pour Guy D'Haeseleer un mandat de questeur, au sein de ce collège qui organise tout le fonctionnement de la Chambre. Le VB pourra intervenir dans la politique du personnel, éplucher les budgets.

 

Si la Chambre poursuit sa tradition de location de salles, danger ! L'extrême droite pourrait en profiter pour y plastronner.

 

On aurait pu empêcher cela. Thierry Giet, au nom du PS, a proposé de réduire le nombre de vice-présidences (la procédure fut suivie lors des rentrées précédentes). Tous les francophones ont suivi, unanimes. Tous les Flamands (sauf Groen !) ont rejeté l'offre.

 

Au motif que « le Vlaams Belang est, jusqu'à nouvel ordre, un parti démocratiquement élu ». Au motif aussi que les partis flamands n'entendent pas céder d'un pouce aux revendications francophones.

 

Voilà comment on banalise l'extrême droite qui joue le jeu démocratique pour mieux déjouer la démocratie.

 

20061007-CORDON