29/01/2008

La Société Générale et l'économie

La Saga de Jérôme Kerviel permet aux médias d'éviter de débattre des failles du capitalisme financier. Pour le plus grand plaisir des banquiers d'ailleurs.

 

Et pourtant…en une trentaine d’années le système capitaliste basé sur l’économie de marché, pour laquelle d’après nos édiles politiques de droite et de centre-gauche, il n’existerait pas d’alternative, a pourtant évolué pour se transformer en capitalisme financier. Système pernicieux puisque la majorité des acteurs économiques privés et publics sont actuellement passés sous l’emprise de la finance.

 

Cette forme de capitalisme repose uniquement sur un nouveau partage de richesses entre les différents marchés financiers dont le moteur unique est la création de richesse financière. Ce système tirant sa substance vitale de la spéculation boursière et d’opérations de placement rend désormais inutile la production des biens et des services et donc le travail y tient un rôle de charge compressible à l’envi.

 

La question a se poser dès lors : que deviennent à terme les travailleurs et leurs familles ? Quelle sera leur place dans ce système ?

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28/01/2008

Societe Generale : tiens, tiens

L'organisme de contrôle des marchés financiers affirme qu'un membre du conseil d’administration de la Société Générale a vendu 85,7 millions d’euros d’actions de la banque le 9 janvier, deux semaines avant la révélation par la banque d’une « fraude » et de pertes massives.

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26/01/2008

Societe Generale

 

Le principal protagoniste de l'affaire de "fraude" à la Société Générale, le trader Jérôme Kerviel, accusé par sa banque d'être responsable de pertes colossales de près de 5 milliards d'euros, a été placé ce samedi en garde à vue à Paris pour être entendu par les enquêteurs.

Jusqu’ici les explications de la Société générale ont suscité l'incrédulité, des experts se montrant très sceptiques sur le fait qu'un seul homme ait pu causer un préjudice d'une telle ampleur, certains accusant même la banque d'avoir cherché à déguiser des pertes en les attribuant à un seul trader.

 

La Société Générale rejette l'hypothèse d'avoir "transféré dans un trou nouveau des pertes provenant d'un autre trou", en l'occurrence celui généré par la crise financière internationale. "Cela, ne tient pas debout, ni techniquement ni d’un point de vue comptable." Elle a également démenti la responsabilité de la banque dans la chute spectaculaire des marchés financiers en début de semaine, ainsi que dans la décision mardi de la Réserve fédérale américaine (Fed) d'abaisser son principal taux directeur de 0,75 point.

 

La Société Géénérale affirme avoir respecté l’intégrité des marchés en restant dans la limite des normes admises (quelle que soit la signification de cette dernière phrase….)

L’université de Lyon (centre-est), où Jérôme Kerviel avait décroché un master d’opérations de marché l’a décrit comme un étudiant ordinaire. Loin du « génie informatique » évoqué par la Société Générale pour expliquer comment il avait réussi à déjouer les procédures de contrôle.

Selon la presse américaine, la Société Générale a pu contribuer à la chute mondiale des marchés au début de cette semaine, en liquidant secrètement les positions trop risquées de son trader.

 

 

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16:45 Écrit par Figaro dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : societe generale, info, actu, actualite, humour |  Facebook |

25/01/2008

Societe Generale : info ou intox

L'explication donnée par la banque française Société Générale, qui a annoncé des pertes de près de 7 milliards d'euros dont 4,9 milliards à cause de la fraude d'un de ses traders, est difficile à croire, estiment certains experts.

"La Société Générale nous dit aujourd'hui qu'un trader senior a spéculé sur des actions, notamment des indices d'actions, sans se couvrir. Il aurait dissimulé des pertes devenues rapidement colossales. Il semble qu'il ait agi pendant toute l'année 2007", a rappelé M. Cohen, également directeur de recherche au Centre national de la recherche scientifique (CNRS). "Cela semble un peu gros que pendant toute une année on puisse dissimuler" une telle perte, a-t-il estimé.

"La défense de la Société Générale, c'est que le trader connaissait tellement bien les opérations de contrôle interne" qu'il a réussi à dissimuler ses pertes, fait valoir M. Cohen. Mais, selon lui, "le sentiment des salles de marchés, c'est qu'il n'est pas possible qu'un individu seul ait pu faire cela. La Société Générale aurait chargé la barque sur le thème de la fraude pour faire passer plusieurs mauvaises opérations de marché".

Ce sentiment a été confirmé par un analyste d'une société de gestion parisienne, souhaitant garder l'anonymat, qui estime "curieux que quelqu'un qui semble-t-il n'avait pas de très grosses responsabilités" ait pu seul provoquer de telles pertes. Selon lui, la Société Générale est peut-être en train de "charger un pauvre bougre pour faire passer des pertes qui se sont accumulées" au cours de la crise des "subprimes" (prêts immobiliers à risques américains).

 

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