21/07/2007

Le Parlement reflet de la Société ?

En y regardant de plus près, vous êtes vous déjà demandé si le Parlement et a fortiori le nouveau Parlement reflétait la diversité de la société belge ?

 

Si on examine l’origine ethnique et le sexe de nos 190 élus directs (150 députés et 40 sénateurs) et que l’on compare avec l’ancienne législature, le résultat est négatif : les élus d’origine non européenne passent de 7 à 5 élus (dont 1 seul pour Bruxelles, ce qui est assez étonnant quand même) et le nombre de femmes parlementaires reste inchangé avec 35% (67 femmes) et ce malgré la parité légale obligatoire sur les listes.

 

Le nombre de femmes parlementaires flamandes est en légère augmentation (32% à 36,5%) alors que du côté francophone la tendance est  à la baisse. Autrement dit, les parlementaires francophones sont de plus en plus masculins et de moins en moins issus des minorités.

Cette domination masculine en politique serait-elle due, au fait qu la plupart des têtes de liste sont des hommes et que les femmes bénéficient de moins en moins du pot commun.

 

Aussi révélateur, la mixité sociale n’est pas non plus respectée. Le nouveau Parlement est dominé par des politiciens professionnels (56%), suivis des indépendants et des professions libérales (28%) et seulement deux ouvriers (1 SPA et 1 LDD).

 

Quant à l’échec des candidatures d’origine étrangère est lié à la stratégie d’attrape-voix appliquée par les deux familles gagnantes des élections : les oranges (CDH et CD&V) et les bleus (MR et Open VLD). Traditionnellement ce sont les rouges ey les verts qui mettent des candidats allochtones en place éligible et comme les socialistes ont largement perdus les élections, l’effet collatéral est retombé sur les candidats d’origine étrangère.  

rubon170

 

28/06/2007

Réouverture du Parlement. Choquant ?

Cent cinquante députés et quarante sénateurs élus directs prêtent serment aujourd'hui, au Parlement. Mais le gouvernement n'est pas encore formé, et plusieur élus, ministres régionaux ou communautaires, démissionneront ensuite. Classique et choquant...

Les institutions belges ont le tournis, en cette fin de semaine.

 

Les nouveaux députés et sénateurs sont installés, ce jeudi, alors que le gouvernement n'est pas formé.

L'exécutif Verhofstadt II, libéral-socialiste et démissionnaire, ne reflète pas le nouveau rapport de force politique dicté par l'électeur, le 10 juin, et qui se traduira au Parlement dès aujourd'hui. La situation est toutefois classique, après un scrutin législatif.

 

Ce qui peut apparaît plus insolite, mais qui est également (hélas ?) courant, c'est que plusieurs ministres régionaux et communautaires, élus le 11 juin, vont démissionner pour aller prêter serment à la Chambre. Quelques heures plus tard, ils céderont leur mandat fédéral à leur suppléant, et regagneront leur exécutif régional et/ou communautaire pour deux ans, jusqu'aux régionales de 2009. Il en ira ainsi, côté PS, du ministre-président Elio Di Rupo, des ministres Michel Daerden, Claude Eerdekens et Marie Arena, et des CDH André Antoine, Marie-Dominique Simonet et Catherine Fonck.

À Bruxelles, contrairement à ses homologues wallon et francophone, le ministre-président PS, Charles Picqué, ne prêtera pas serment à la Chambre. « Je ne veux pas entraîner la chute du gouvernement bruxellois en démissionnant, même provisoirement. Je veux donner un signal clair pour la stabilité des institutions... » Le ministre CDH, Benoît Cerexhe, par contre, tiendra son mandat de député « en réserve », au cas où, en 2009...

 

Les ministres fédéraux PS Laurette Onkelinx, André Flahaut, Rudy Demotte et Christian Dupont et MR Didier Reynders, Sabine Laruelle et Armand De Decker prêteront serment. Une loi de 1931 les autorise à être « ministre-député » ou « ministre-sénateur » jusqu'à ce que le Roi ait accepté définitivement la démission du gouvernement et que le nouveau prendra le relais.

 

Poussez-pas...y en aura bien pour tout le monde...enfin presque...

 

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