13/06/2008

Moins d'emplois en Belgique

YAKA 56

Yaka 56

12/03/2008

Activation des chômeurs

Les suspensions d'allocations ont frappé 4.896 personnes en 2007 (2.904 en Wallonie), mais là où le bat blesse c'est que l'on constate que des personnes fragilisées (inaptes au travail pour des raisons de handicap, ou connaissant des problèmes psychiatriques) sont soumises à la procédure alors que leurs chances de retrouver du travail sont très limitées. De plus l'agent de l'Onem qui évalue les chômeurs, n'est pas informé sur leur parcours...

On apprend également qu'une proposition patronale est à l'étude, qui viserait, à la demande de la Flandre qui manque de main d'oeuvre, à « activer » également les chômeurs de plus de 50 ans.

Une solution peut-être dans le cadre ONLY IN BELGIUM: vendre des chômeurs wallons à la Flandre.....

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Parcours de la procédure d'activation

Premier entretien Après 15 mois de chômage pour les moins de 25 ans et après 21 mois de chômage pour les personnes de plus de 25 ans, les demandeurs d'emplois sont convoqués à un entretien avec un agent de l'Onem (le facilitateur). Si les efforts déployés pour retrouver un emploi sont jugés suffisants, un nouvel entretien intervient après 16 mois. Si les efforts sont jugés insuffisants, un plan d'action est proposé au chômeur, à mettre en œuvre dans les 4 mois qui suivent.

Deuxième entretien Si le chômeur a respecté le plan, un nouvel entretien a lieu 12 mois plus tard. Si le plan n'a pas été respecté, le chômeur encourt une suspension de 4 mois des allocations ou une réduction de leur montant. Le chômeur doit alors à nouveau s'engager à mener les actions prévues dans un nouveau plan d'action.

Troisième entretien. Ce rendez-vous a lieu 4 mois plus tard. Si le chômeur a respecté son deuxième plan, il retrouve le bénéfice de ses allocations et un nouvel entretien aura lieu 12 mois plus tard. Si, au contraire, le chômeur n'a pas respecté son plan d'action, il peut être exclu du bénéfice des allocations.

20/02/2008

Allocations de chômage trop élevées

Pour faire taire l’affirmation qui veut que les indemnités de chômage sont trop élevées et n’incitent pas les chômeurs à travailler ou que certains travailleurs touchent moins que des chômeurs (ce qui démontrent surtout que ce sont les salaires qui ne sont pas assez élevés), voici quelques chiffres :  

 

L’allocation maximale s’élevait en 2007 à 1.173 € par mois. Mais, et on oublie de le dire, très rares sont les personnes qui se situent à ce niveau d’allocation : 99% des chômeurs indemnisés demandeurs d’emplois perçoivent moins de 1.050 € par mois, 93% touchent moins de 950 €.  

 

Et surtout, il sont 84% à percevoir moins de 850 € par mois : 84% est donc, à quelques euros près, la part qui se situe au niveau ET en dessous du seuil de pauvreté. (Le seuil de pauvreté -822 € par mois pour un isolé- est le montant estimé comme étant le minimum vital pour ne pas sombrer dans la pauvreté.)  

Dans ces 84%, nombreux sont en effet ceux qui sont bien en deçà de ce seuil de pauvreté.

61% des chômeurs indemnisés demandeurs d’emplois touchent ainsi moins de 750 €,

44% moins de 650 €,

27% moins de 550 €,

22% moins de 450 € ,

13% moins de 350 €

Pire encore, les personnes qui demandent la dispense pour raison sociale ou familiale (article 90) doivent se contenter de 10 € par jour.

 

Chti'te citation.... Elio Di Rupo, : «  Le PS s’engage à ce que jamais on ne sanctionne un chômeur parce qu’il ne trouverait pas d’emploi ».

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Tous des profiteurs (bis)

2.562 chômeurs ont été exclus du chômage en 2007. Ils ont été exclus pour ne pas avoir répondu aux attentes de leur "facilitateur", le contrôleur de l'Onem chargé depuis le 1er juillet 2004 de vérifier s'ils cherchent activement un emploi. Ils n'étaient encore que 966 à avoir subi la même sanction en 2006.

Par ailleurs, 4.896 autres chômeurs ont vu le versement de leurs allocations de chômage suspendu pour une durée de 4 mois, auxquels s'ajoutent 12.539 suspensions révocables, dues essentiellement à une absence à un entretien.

Sur un total de 19.997 sanctions prononcées, plus de 50% ont frappé des chômeurs wallons, 28% des Flamands et 21% des Bruxellois.

Selon des estimations, les sanctions à durée indéterminée touchaient, fin 2007, quelque 14.000 personnes, contre moins de 10.000 un an plus tôt.

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19/02/2008

Tous des profiteurs !

Tous des profiteurs !

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14/02/2008

Chômeurs wallons pour la Flandre

Première livraison de chômeurs wallons pour la Flandre...

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04/02/2008

Chômage : plus d'exclusions encore

L'Onem aurait prononcé au total, en 2007, 7 590 sanctions - 5 010 suspensions et 2 580 exclusions - à l'égard d'un chômeur dont les efforts pour trouver un emploi auraient été jugés insuffisants. C'est presque deux fois plus qu'en 2006, année au cours de laquelle 4 208 sanctions avaient été prononcées. 

La hausse du rythme n'est pas une surprise en soi. Le dispositif a en effet été mis en place progressivement. Il a d'abord été appliqué aux chômeurs de moins de 30 ans, puis, un an plus tard, à ceux de 30 à 40 ans et enfin, à partir de juillet 2006, à ceux de 40 à 50 ans. Il est dès lors logique que le nombre de sanctions progresse avec le temps. D'autant que le dispositif prévoit aussi une gradation dans la sanction. Il y a d'abord l'avertissement, puis la suspension et enfin l'exclusion. A chaque étape, les preuves que des efforts pour trouver un emploi sont bien fournis doivent être plus solides. Dans les milieux syndicaux, on laisse en outre entendre que les facilitateurs de l'Onem ont globalement durci leurs exigences.

 

Les chiffres montrent par ailleurs que les chômeurs wallons et bruxellois ne sont pas "favorisés" par rapport à leurs homologues flamands. Sur les 8 687 sanctions qui ont été prononcées dans le cadre du dispositif entre juillet 2004 et juin 2007, 5 128 (59 pc du total) l'ont été à l'égard d'un chômeur wallon, 2 393 (27,5 pc) à l'égard d'un chômeur flamand et 1166 (13,5 pc) à l'égard d'un chômeur bruxellois. Il devient plus difficile de parler encore de "laxisme" wallon.

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