16/08/2008

L'Insolent est de retour !

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07/04/2008

Jeux sous influence

 

3000 policiers mobilisés pour protéger le passage de la flamme olympique le long de son parcours de 28 kms, ce qui fait quand même un policier tous les 10 (dix) mètres.

Le passage de la flamme olympique aujourd'hui à Paris, dernière étape de son périple européen, attise toutes les passions. Dimanche à Londres, plusieurs incidents violents ont opposé la police et des manifestants anti-chinois. Comme dans la capitale britannique, les militants de la cause des droits de l'homme ont prévu de mener plusieurs actions à Paris pour manifester contre la politique chinoise, et plus particulièrement contre la répression au Tibet.

Une «bulle» étanche de 200 mètres de long sera constituée autour du porteur du feu olympique, composée de 400 fonctionnaires à pied, en moto et en rollers. A cela s'ajouteront trois vedettes de la brigade fluviale de la Préfecture de police et la garde républicaine à cheval, le tout survolé par un hélicoptère.

Jamais le monde n'a autant entendu parler du Tibet, des conditions de vie dans cette province éloignée de l'Himalaya et du combat du dalaï-lama pour le respect des droits de l'homme. Il faut s'en féliciter.

C'est le propre des Jeux olympiques que de mettre le pays où ils se tiennent sous le feu des projecteurs. Si les autorités chinoises ont tant voulu organiser ces Jeux, c'est parce qu'elles comptaient en tirer un bénéfice politique, en projetant l'image d'un pays moderne, ouvert sur l'extérieur et aussi capable que les plus puissants d'organiser, au nom de tous, la grande fête du sport.

En se faisant les gardiens de l'esprit olympique, pendant la durée des Jeux, les autorités chinoises ont pris des engagements. Elles ne les ont pas respectés.

Leur comportement face à la rébellion tibétaine n'est pas conforme à ces engagements, pas plus que l'arrestation d'un contestataire aussi pacifique que Hu Jia.

Si la tradition veut que la flamme olympique parcoure le monde avant d'être installée sur le site des Jeux, c'est d'abord pour montrer l'universalité des principes de liberté portés par l'olympisme et, ensuite, pour que tous puissent manifester leur adhésion à ces valeurs.

Dans nos démocraties, il est légitime que chacun exprime son opinion. Que certains profitent du passage de la flamme pour dénoncer la répression, les arrestations arbitraires et le manque de liberté en Chine est non seulement naturel, mais également nécessaire.

Les ONG spécialisées dans la défense des droits de l'homme sont dans leur rôle pour mener la campagne en faveur du Tibet. Ce qui vaut pour les Jeux olympiques vaut pour la cérémonie d'ouverture. Il est essentiel si les choses ne changent pas que les chefs d'états qui devraient être présents lors de la cérémonie d'ouverture, déclinent l'invitation.

A l'heure actuelle étant donné les enjeux économiques que représente la Chine, il est évident qu'aucun Etat européen n'osera boycotter complètement les Jeux Olympiques, ce qui remettra en cause pour de nombreuses années les valeurs que devraient représenter la Charte Olympique. Surtout lorsque le message démagogique de Jacques Rogge appelle constamment à nier l'évidence politique en proclamant à qui veut l'entendre que la Chine changera après les Jeux Olympiques, et qu'il n'y aucune raison de pénaliser les quelques milliers de sportifs qui viendront du monde entier pour participer à ces jeux. Bien sûr ne pas pénaliser les sportifs (et surtout les grands sponsors annonceurs et la manne des rentrées publicitaires que ces jeux représentent pour tous les médias du monde entiers. Quant aux droits de l'homme....on en reparlera plus tard sans doute...du moment que c'est après les Olympiades.

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01/04/2008

Il est temps d'agir

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21/03/2008

Variations Olympiques

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20/03/2008

Pekin 2008 : boycott ou pas ?

 

Un boycott des Jeux Olympiques est-il envisageable ?

Il semblerait que peu de sportifs et encore moins de gouvernements envisagent à l'heure actuelle d'avoir recours à cette arme de dissuasion massive et pourtant, le gouvernement belge devrait envisager la question, non seulement à cause des évènements tibétains, mais également pour le refus de la Chine d'appliquer les droits de l'homme les plus élémentaires.

Une trentaine de journalistes et une cinquantaine d'internautes sont actuellement emprisonnés en Chine. Certains depuis les années 1980. Le gouvernement bloque des milliers de sites Internet d'informations. Les programmes en chinois, tibétain et ouïghour d'une dizaine de radios internationales sont brouillés. Après les sites Internet et les forums de discussion, les autorités se concentrent désormais sur les blogs et les sites permettant l'échange de vidéos. Les outils de blogs du pays incluent tous des filtres qui bloquent les mots clefs jugés "subversifs" par les censeurs. La loi sanctionne lourdement la "divulgation de secrets d'Etat", la "subversion" et la "diffamation", autant d'accusations régulièrement utilisées pour faire taire les voix les plus critiques. Bien que les mesures encadrant le travail des journalistes étrangers aient été assouplies, il est toujours impossible pour les médias internationaux d'employer des journalistes chinois, ou de se déplacer librement au Tibet et au Xinjiang.

Pour obtenir l'organisation des JO, les autorités chinoises ont promis au CIO et à la communauté internationale des améliorations concrètes dans le domaine des droits de l'homme pourtant la police et la justice ont reçu l'ordre de poursuivre la campagne "Frapper fort" contre la « délinquance ».

Plusieurs milliers de Chinois sont toujours exécutés, chaque année, d'une balle dans la nuque ou d'une injection létale, en public, parfois dans des stades.

Les gouvernements des Etats démocratiques qui espèrent encore que "les JO permettront d'améliorer la situation des droits de l'homme en Chine" se trompent ou nous font prendre des vessies pour des lanternes. Le "dialogue constructif" prôné par certains ne mène à rien.

Au cours de ces sept dernières années, la répression envers les journalistes et les cyberdissidents n'a pas diminué. Et tout laisse penser que cela va continuer. Le CIO et les Etats-Unis ont  investi le régime chinois d'une tâche qu'il va exécuter avec zèle : "organiser des JO sécurisés". Pour Pékin, cela signifie davantage d'arrestations de dissidents, plus de censure et aucun mouvement de contestation sociale.

Il n'est pas question de gâcher la fête, ni de prendre en otages les JO.

C'est la Chine, au contraire, qui a pris en otages les Jeux et l'esprit olympique, avec la complicité du CIO. Le mouvement sportif mondial doit maintenant donner de la voix pour que les Chinois bénéficient enfin des libertés qu'ils réclament depuis des années.

La Charte olympique stipule que le sport doit être mis "au service du développement harmonieux de l'homme, en vue d'encourager l'établissement d'une société pacifique, soucieuse de préserver la dignité humaine". Les athlètes et les amateurs de sport ont le droit et le devoir de défendre cette Charte. Le CIO doit faire preuve de courage et tout faire pour que les valeurs de l'olympisme ne soient pas allègrement bafouées par les organisateurs chinois.

Le CIO est aujourd'hui le mieux placé pour exiger du gouvernement chinois des gages de bonne volonté. L'instance olympique doit exiger de Pékin que la situation des droits de l'homme s'améliore de manière notable avant la cérémonie d'ouverture du 8 août 2008.

Le CIO ne doit pas céder devant les intérêts économiques de tous ceux qui considèrent que la Chine est un marché essentiel et que rien ne doit empêcher d'y faire des affaires.

Il faut que chaque citoyen de nos pays démocratiques demande aux Comités nationaux olympiques, au CIO, aux athlètes, à tous les amoureux du sport et aux défenseurs des droits de l'homme d'exprimer publiquement leur inquiétude face aux innombrables violations de toutes les libertés fondamentales en Chine populaire.

Les problèmes les plus graves concernant les droits de l'homme auxquels les chinois et les tibétains sont confrontés sont : La peine de mort, la peine de mort, les procès inéquitables, la torture, les droits des travailleurs, la répression des internautes et des journalistes, l'occupation du Tibet,...

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17/03/2008

Pekin 2008 : faudra y penser

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13/03/2008

JO 2008 : en avant comme avant !

 

Bush a décidé de retirer la Chine de la liste noire des pays qui violent les droits de l'homme. Alors qu'au même moment, la Chine réprimait avec violence, une manifestation de moines à Lhassa, la capitale du Tibet, lors du 49e anniversaire du départ forcé du dalaï-lama.

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Quand on examine la nouvelle liste établie par les américains, on est en droit de se poser quelques questions quand à l'impartialité de celle-ci :  le Soudan, l'Erythrée, Cuba, le Zimbabwe, la Corée du Nord, le Myanmar, l'Iran, la Syrie, l'Ouzbékistan et la Biélorussie. De plus depuis que Bush a interdit d'interdire la torture pour combattre le terrorisme, il semblerait qu'il manque un pays de taille dans cette liste....

En Chine pour l'instant  l'obsession de la sécurité et de la stabilité confine à la paranoïa -comme en témoigne la décision d'interdire tout accès à l'Everest jusqu'au début mai, quand on y portera la flamme olympique !

A mesure qu'on se rapproche de l'ouverture des JO, le 8 août, la Chine se trouve confrontée à une montée en puissance médiatique des revendications de tous ceux qui ont maille à partir avec le régime et il semble bien qu'elle ait l'intention d'y répondre en préconisant la répression à tout va.

Que restera t'il après ces jeux de l'idéal olympique ?

 

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