23/08/2008

De l'or pour la Belgique

tia

04/07/2008

The Cult Of The Dead Cow

goolag.org
 

Quand, en 2006, Google acceptait de se censurer, des tibétains exilés en Inde organisaient une manifestation contre le moteur de recherches à Dharamsala. On y voyait des jeunes gens enchaînés et entravés par une affiche portant le logo Goolag...

Derrière cette manifestation, on trouve l'ombre du Cult of the Dead Cow (CdC). Important réseau de pirates informatiques, le CdC n'en était pas à son coup d'essai en matière de subversion sur le web. Pour l'occasion, le groupe avait largement diffusé le logo Goolag, ses produits dérivés, sa communication, bref, sa visibilité.

CdC a beau utiliser des méthodes pas nettes, il n'en reste pas moins un club au palmarès intéressant. Le mois dernier, CdC a testé la sécurité des ordinateurs du gouvernement chinois, et découvert sur ses serveurs une quantité industrielle d'images pornographiques. Les aparachiks pékinois auraient non seulement un usage exhaustif du web mais aussi une santé vaillante et robuste...

Et comment CdC a-t-il exécuté ce piratage ? Justement en exploitant des failles de sécurité révélées par la recherche sur Google. En substance et sans entrer dans la technique, CdC a utilisé la puissance du moteur de recherches pour trouver ce que nul n'est censé trouver. La boucle est bouclée : Pékin bloque le web tibétain, les tibétains blâment Google, Google se fait avoir par CdC, et CdC infiltre Pékin. Vous êtes perdus ? Restez en ligne...

Alors qui a gagné cette bataille entre la censure et la liberté sur un réseau mondial fonctionnant plus ou moins sans règles ? Google semble prendre le visage du méchant, jouant à la fois le rôle de l'outil incontournable et du complice des puissants. Mais si l'on y réfléchit bien, la Chine avait les moyens de censurer, couper, débrancher tout fil ou tout serveur qu'elle voulait, avec ou sans Google. Ceux qui pensaient que ce site était une officine humanitaire viennent de découvrir la réalité : Google est une entreprise comme les autres qui cherche à se faire du pognon...et le plus possible bien sûr.

Jadis, on coupait le téléphone, ou on le mettait sur écoute. De nos jours, le web est si pluraliste qu'il existe toujours moyen de le détourner. Pas besoin d'avoir les talens techniques du Cult of the Dead Cow : pour passer au travers des mailles du filet, des Internautes sur le sol chinois ont, volontairement, déformé l'orthographe des mots-clés censurés. L'un d'eux a cité l'exemple du monastère de Labrang devenu « Labr@ng ». C'est la même tactique qu'utilise votre fils pour rechercher du « p0rn » sans être repéré. Le détournement marche dans les deux sens : si YouTube a gardé en ligne les vidéos tibétaines qui ont pu passer avant le blackout, le site a aussi été utilisé par les chinois pour diffuser des vidéos de propagande.

En bref, l'Internet est à l'image des médias : il attire l'avidité des propagandistes, il est aussi l'outil privilégié de ceux qui ont quelque chose à dire et que l'on refuse d'entendre. Il ne faut pas grand-chose pour devenir reporter de guerre de nos jours. Un bon gsm équipé d'une caméra et un cybercafé suffisent. Finalement, le plus dur est encore d'attendre qu'il se passe quelque chose près de chez soi. Quand on est tibétain, c'est déjà plus facile.

Alors c'est quoi exactement Goolag et à quoi ça sert ?

Les Google Dorks vous connaissez ? Mais si, ce sont ces recherches bien particulières effectuées avec Google qui permettent de trouver des failles dans les sites webs, ou des infos confidentielles ou plus simplement des dossiers qui affichent tout leur contenu sans aucune protection…

Google est en effet très bavard quand on ne sait pas protéger correctement son site. Le site le plus connu au sujet des Google Dorks est celui de Johnny de ihackstuff qui recence dans une base tous les Google Dorks des plus funs (trouver des caméras de surveillance) aux plus obscurs (se connecter sur l’imprimante de la boite machin chose…)

Goolag est édité par le groupe de hacker mondialement célèbre : The Cult Of The Dead Cow ! Le CDC ! Rien à voir avec les CCC…

Pour ceux à qui ce nom n’évoque rien, pensez à ce merveilleux trojan qu’était BackOrifice ! Bien avant les Netbus et autres Sub7even… Ca vous revient maintenant ?

Pour en revenir à Goolag, il vous suffit une fois téléchargé, de lancer le soft (les sources sont incluses dedans), d’entrer l’adresse d’un site et de selectionner les Dorks que vous voulez tester. Attention à ne pas en lancer trop sous peine d’être blacklisté pendant quelques temps du système d’API Google. (Enfin, y’a un truc pour vous débloquer, alors c’est pas la mort non plus…)

Pratique pour sécuriser son site (et pas pour aller fourrer son nez chez les voisins, hein !)

Goolag est dispo ici… et longue vie au culte de la vache morte ! 

05/06/2008

Sponsor officiel des JO

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13/05/2008

La Chine accepte l'aide internationale

Le gouvernement chinois a annoncé qu’il acceptait l’aide étrangère après le puissant séisme qui a touché la province centrale de Sichuan. Un bilan provisoire, qui risque de s’alourdir d’heure en heure, fait état de 12.000 morts. Plusieurs pays ont déjà proposé leur aide à Pékin.

Le plus important pour les autorités chinoises est que le relais de la flamme olympique n’a pas été interrompu...

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08/05/2008

Le jour où les cons voleront...

 

Jacques Rogge, le président belge du CIO :

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"Si les athlètes veulent réellement faire état de leurs opinions, très
bien. Mais n'oublions pas également que le droit de ne pas s'exprimer
existe."

On rappelle à Jacques que ne pas raconter de conneries est non seulement un Droit mais
également un DEVOIR.

08/04/2008

JO : les leçons de l'Histoire

 

Des responsables politiques et sportifs prétendent actuellement que l'expérience des Jeux Olympiques sera bénéfique pour la Chine et les droits de l'homme dans ce pays. Ils prétendent également que boycotter les JO serait une punition pour les nombreux sportifs qui s'entraînent depuis des années dans le but d'y participer.

Dans ce dernier cas, faut-il en déduire que le sport doit passer avant les droits de l'homme ?

Il semblerait plutôt que les JO soient surtout importants pour les nombreux sponsors qui en attendent un retour sur investissements.

Dans le premier cas, le changement d'attitude du régime chinois vis-à-vis des droits de l'homme est des plus aléatoires. Pour s'en convaincre il suffit de se remémorer ce qui s'est passé en 1936. Cette année-là les JO furent organisés à Munich, alors que c'était Hitler et le régime nazi qui étaient au gouvernement. On peut déjà se demander quelle mouche avait piqué le Comité Olympique de l'époque pour organiser ses jeux dans un pays aux mains d'un régime fasciste, mais de plus il ne semble pas que les jeux olympiques aient eu une quelconque influence positive sur ce qui s'est passé durant les années qui ont suivi, ce qui fut largement démontré par cette période sombre rentrée dans l'Histoire depuis.

Il est donc pratiquement certain qu'il en sera de même pour la Chine, le Tibet et les Droits de l'Homme.

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07/04/2008

Jeux sous influence

 

3000 policiers mobilisés pour protéger le passage de la flamme olympique le long de son parcours de 28 kms, ce qui fait quand même un policier tous les 10 (dix) mètres.

Le passage de la flamme olympique aujourd'hui à Paris, dernière étape de son périple européen, attise toutes les passions. Dimanche à Londres, plusieurs incidents violents ont opposé la police et des manifestants anti-chinois. Comme dans la capitale britannique, les militants de la cause des droits de l'homme ont prévu de mener plusieurs actions à Paris pour manifester contre la politique chinoise, et plus particulièrement contre la répression au Tibet.

Une «bulle» étanche de 200 mètres de long sera constituée autour du porteur du feu olympique, composée de 400 fonctionnaires à pied, en moto et en rollers. A cela s'ajouteront trois vedettes de la brigade fluviale de la Préfecture de police et la garde républicaine à cheval, le tout survolé par un hélicoptère.

Jamais le monde n'a autant entendu parler du Tibet, des conditions de vie dans cette province éloignée de l'Himalaya et du combat du dalaï-lama pour le respect des droits de l'homme. Il faut s'en féliciter.

C'est le propre des Jeux olympiques que de mettre le pays où ils se tiennent sous le feu des projecteurs. Si les autorités chinoises ont tant voulu organiser ces Jeux, c'est parce qu'elles comptaient en tirer un bénéfice politique, en projetant l'image d'un pays moderne, ouvert sur l'extérieur et aussi capable que les plus puissants d'organiser, au nom de tous, la grande fête du sport.

En se faisant les gardiens de l'esprit olympique, pendant la durée des Jeux, les autorités chinoises ont pris des engagements. Elles ne les ont pas respectés.

Leur comportement face à la rébellion tibétaine n'est pas conforme à ces engagements, pas plus que l'arrestation d'un contestataire aussi pacifique que Hu Jia.

Si la tradition veut que la flamme olympique parcoure le monde avant d'être installée sur le site des Jeux, c'est d'abord pour montrer l'universalité des principes de liberté portés par l'olympisme et, ensuite, pour que tous puissent manifester leur adhésion à ces valeurs.

Dans nos démocraties, il est légitime que chacun exprime son opinion. Que certains profitent du passage de la flamme pour dénoncer la répression, les arrestations arbitraires et le manque de liberté en Chine est non seulement naturel, mais également nécessaire.

Les ONG spécialisées dans la défense des droits de l'homme sont dans leur rôle pour mener la campagne en faveur du Tibet. Ce qui vaut pour les Jeux olympiques vaut pour la cérémonie d'ouverture. Il est essentiel si les choses ne changent pas que les chefs d'états qui devraient être présents lors de la cérémonie d'ouverture, déclinent l'invitation.

A l'heure actuelle étant donné les enjeux économiques que représente la Chine, il est évident qu'aucun Etat européen n'osera boycotter complètement les Jeux Olympiques, ce qui remettra en cause pour de nombreuses années les valeurs que devraient représenter la Charte Olympique. Surtout lorsque le message démagogique de Jacques Rogge appelle constamment à nier l'évidence politique en proclamant à qui veut l'entendre que la Chine changera après les Jeux Olympiques, et qu'il n'y aucune raison de pénaliser les quelques milliers de sportifs qui viendront du monde entier pour participer à ces jeux. Bien sûr ne pas pénaliser les sportifs (et surtout les grands sponsors annonceurs et la manne des rentrées publicitaires que ces jeux représentent pour tous les médias du monde entiers. Quant aux droits de l'homme....on en reparlera plus tard sans doute...du moment que c'est après les Olympiades.

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