14/11/2008

Tchador et sourates

complot

19/10/2008

Integrisme, mariage et pedophilie

Vive polémique dans les pays musulmans depuis que le Cheikh Mohamed Ben Abderrahman Al Maghrawi directeur d'une soixantaine d'écoles coraniques a publié une fatwa autorisant le mariage des fillettes de 9 (neuf ans) en précisant que le corps d'une fillette de neuf ans lui permet d'avoir des rapports sexuels et de s'unir à un homme et que le prophète Mahomet avait montré l'exemple.

Face à la pression des progressistes, le roi Mohammed VI a fermé le siège de l'association de Mohamed Al Maghrawi à Marrakech, ainsi que ses maisons coraniques implantées partout au Maroc. Et le parquet de Rabat a ouvert une enquête judiciaire contre le « cheikh pédophile ».

Mais le problème reste entier dans le monde musulman, la question des mariages précoces enflamme les foules et délie les langues.

Au Yémen, le calvaire de Noyoud Nasser, 8 ans, qui avait osé demander le divorce deux mois après ses noces, a provoqué un tollé au-delà des frontières de la péninsule arabique.

La fillette a accusé son ex-mari, de vingt-deux ans son aîné, d'abus sexuels et son père de mariage forcé. Une première dans ce pays où la loi n'impose pas d'âge pour une union. Et dont le parlement ne veut pas en fixer malgré la demande d'amendement de la loi déposée par un mouvement féministe yéménite. Il proposait que le mariage soit interdit avant l'âge de dix-huit ans.

Autre histoire qui a défrayé la chronique : les noces d'un homme de soixante ans avec une fillette de dix ans en Arabie Saoudite. Quelques figures intellectuelles se sont indignées et ont demandé l'intervention du roi Abdallah pour empêcher cette union. Sans succès.

La polémique a également rebondi au Bahreïn où le gouvernement veut fixer la majorité sexuelle à dix-huit ans. Mais il y a de la contestation. Les milieux islamistes purs et durs se contenteraient volontiers de quinze ans voire dix ans. Issa Al-Qassem, un ouléma du pays du Golfe, a ainsi affirmé :

« Les musulmans doivent rejeter cette décision politique qui porte atteinte à leur Prophète. Nous devons rester libres de nous marier très tôt. »

Abd Al-Hamid Al-Ubeidi, expert irakien en loi islamique, abonde. Lui aussi fait l'apologie du mariage précoce en estimant que les filles musulmanes sont mûres plus rapidement que les occidentales. Il affirme dans l'un de ses prêches :

« Dans des pays froids, comme la Russie, la Biélorussie, la Scandinavie, la Nouvelle-Zélande, le Canada, une fille ne peut atteindre sa maturité sexuelle avant vingt-deux ans. Chez nous, c'est beaucoup plus tôt à huit ou dix ans. »

Argumentation stupide, s'il en est, si beaucoup de salafistes aiment se marier avec des mineures, « des filles avec des dents de lait », « c'est pour suivre les préceptes de Mohammed », disent-ils, alors qu'il s'agit surtout de mieux pouvoir les "éduquer", voire les dominer. Ils ne pourraient pas les manipuler de la même manière si elles avaient trente ans.


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Si le sujet des mariages précoces dans le monde arabe est si chaud d'Alger au Caire en passant par Tunis, Casablanca ou Dubaï, il le doit aussi à la plume de l'Américaine Sheryl Jones. Dans son roman « Le Joyau de Médine », qui va paraître fin octobre à Londres, l'écrivaine raconte la vie d'Aïcha, l'épouse préférée du prophète de l'islam. Un coup de tonnerre digne de l'affaire des caricatures, a estimé son éditeur américain qui a refusé de se lancer dans l'aventure. D'autres pays hésitent à publier ce roman, basé sur des faits historiques sur la vie conjugale de Mohammed mais librement adaptés.

Et les frileux n'ont pas tort. L'éditeur anglais, Martin Rynja, a été la cible, d'un attentat au cocktail Molotov. Sur Internet, les salafistes promettent le pire à l'auteur et aux éditeurs. Pour eux, l'Occident crache encore une fois sur le prophète de l'islam. Leur vengeance sera sans limite, avertissent-ils en ajoutant que Mohammed avait montré l'exemple. Romancer sa vie avec Aïcha, qui malgré son jeune âge est considérée comme la « mère des croyants », et surtout accuser le Prophète de pédophilie est, pour les intégristes, une insulte suprême qui mérite la mort.

 

31/08/2008

Signes religieux

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26/06/2008

Aujourd'hui : piscine et integrisme

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01/06/2008

La pensée du dimanche

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21/03/2008

Insoumise et dévoilée

 

La sortie d'un livre d'une jeune Verviétoise, Karima, provoque pas mal de remous à Verviers. Dans son ouvrage, Insoumise et dévoilée, la jeune femme dénonce les violences qui lui ont été faites au sein de sa famille allant jusqu'à un mariage forcé.

Dès avant la sortie du livre, des menaces ont été exercées sur le blog de l'éditeur, l'asbl Azimuts, pour faire pression afin d'éviter la publication du livre.

Des menaces explicites allant jusqu'à la mort qui ont été prises très au sérieux par les forces de l'ordre, qui protègent Karima de manière constante.

Mais depuis lors, Karima vit carrément en recluse, et elle a même dû changer ses enfants d'école. Dès sa sortie le 10 mars, le livre a été un succès au point qu'il est déjà épuisé.

Mais la famille s'est adressée à la justice pour en demander l'interdiction. "Au nom de son honneur bafoué"

Extraits :

Un jour, en entrant dans la mosquée, l'imam nous appelle, Yasmine et moi. Il nous flanque sur la tête deux chapeaux en papier qu'il a fabriqués avec des journaux. Nous sommes ridicules ! J'entends les moqueries des autres élèves derrière moi et j'ai honte.

         - Tant que vous viendrez à la mosquée sans le voile, vous porterez ces chapeaux !

Nous gardons ces horreurs toute la journée. À notre retour à la maison, mon frère Karim raconte l'histoire à mon père. Hélas ! celui-ci ne prend pas notre parti et il ordonne à ma mère de nous mettre des foulards. Si nous les enlevons, il nous tue.

À la mosquée, toutes les filles sans exception portent le foulard. Tout le monde se ressemble, je me fonds dans le groupe et cela ne me dérange pas trop de le porter aussi. Par contre, je ne peux envisager d'aller à l'école voilée. J'ai peur du regard des autres élèves, de leurs moqueries, mais en même temps, j'ai peur de mon père. Je ne peux pas lui désobéir, alors que faire ? Toute la nuit, je cherche une solution à mon problème.

Au petit matin, j'espère que mon père a oublié toute cette histoire et je m'apprête à partir à l'école sans voile. C'est sans le connaître... Il me serre le bras et me dit sèchement :

         - Où est ton foulard, sorcière ?    [...]

[...] Les jours passent, Michèle revient à nouveau et me refile bien vite une lettre arrivée le matin même. C'est la réponse de Viviane. Je ne connais pas encore le contenu de la lettre, mais recevoir un mot en retour me procure un plaisir anticipé. Je m'enferme dans la salle de bain et déchire l'enveloppe. Une petite lettre, pas plus de cinq lignes.

« Karima, j'ai bien reçu ton courrier. Je pensais que tu étais vraiment malade. Je te promets de faire le nécessaire, j'ai contacté le service d'aide à la jeunesse, qui m'a promis d'intervenir. Sache que tu n'es plus seule, je suis avec toi. » [...]

[...]  Viviane lui explique l'entrevue avec mon père, puis à mon tour, je lui raconte ma vie. Viviane lui remet ensuite le certificat médical attestant des coups reçus. Le juge me demande alors de lui montrer ces fameuses marques. Il n'a pas besoin de regarder longtemps.

         - Je ne comprends pas comment un être humain peut faire cela à sa propre fille. J'ai deux propositions à te faire, Karima : soit tu rentres chez tes parents, soit je te place dans un foyer.

         - Je choisis le foyer !   [...]

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15/02/2008

Intégrisme et intolérance

La Néerlandaise d'origine somalienne Ayaan Hirsi Ali, menacée de mort par les intégristes pour ses propos contre l'islam, a formellement demandé jeudi à Bruxelles devant un groupe d'eurodéputés la protection de l'Union européenne.

Elle leur a demandé de soutenir la création d'un fonds européen pour protéger les personnes dont le seul crime est d'avoir usé de la liberté de parole, , invitée par le groupe socialiste du Parlement européen pour un débat. S'appuyant sur plusieurs articles de la Charte européenne des droits fondamentaux adoptée début janvier, plusieurs députés européens demandent la création d'un nouvel instrument communautaire pour financer la protection des personnes menacées pour leurs opinions.

L'idée bénéficie également du soutien du président français Nicolas Sarkozy, lequel a indiqué vouloir proposer sa création lors de la prochaine présidence française de l'Union, au second semestre 2008.

 

Ayaan Hirsi Ali est menacée de mort depuis l'assassinat en 2004 du réalisateur Théo Van Gogh avec qui elle avait réalisé un film sur les femmes et l'islam, et vit depuis plusieurs années sous protection policière.

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Le gouvernement néerlandais a cessé en octobre de financer sa protection hors de son territoire.


Mme Hirsi Ali était le week-end dernier à Paris pour y solliciter la nationalité française après les déclarations de campagne électorale de Nicolas Sarkozy qui avait offert "à chaque femme martyrisée dans le monde la protection en lui donnant la possibilité de devenir française". Mme Hirsi Ali pourrait ne pas être la seule à profiter d'un éventuel fonds communautaire de protection. Le nom de l'écrivaine bangladaise Taslima Nasreen, elle aussi menacée par des fondamentalistes musulmans pour ses écrits, est également évoqué.

 

Où on reparle à nouveau des caricatures ! (Voir mon post "Liberté de dessiner et de rire du 13/02)

 

Nouvelle nuit d'émeute à Copenhague de la capitale danoise où vivent de nombreux immigrés. Au moins 11 véhicules ont brûlé dans plusieurs quartiers de la capitale danoise et 10 dans la ville de Kokkedal, au nord de Copenhague. Dix-sept jeunes ont été arrêtés dans la nuit de mercredi à jeudi à Copenhague où des dizaines de voitures avaient été incendiées avec des cocktails Molotov. Mercredi, 17 journaux danois ont édité une caricature du prophète Mahomet réalisée par un auteur qui était la cible d'un attentat, déjoué la veille par la police. Les observateurs estiment que les émeutes sont liées à cette publication.

 

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