18/03/2008

L'edito de Figaro

 

Il est assez déconcertant de constater que le dernier sondage réalisé, pointe comme politiciens les plus à même de devenir premier ministre :  en un, Guy Verhofstadt, puis Didier Reynders et enfin Joëlle Milquet.

Etonnant donc, parce que lors des élections législatives de juin 2007, le VLD et Verhofstadt, s'étaient ramassés une déculottée de première. Plus personne ne semblait en vouloir et voilà que neuf mois plus tard après les échecs successifs de Yves Leterme pour former un gouvernement, entre décembre 2007 et mars 2008, Verhofstadt qui devient le politicien le plus populaire du royaume ! Et pourtant ce ne sont par les réalisations du gouvernement intérimaire qui peuvent le justifier...alors l'électeur belge...un grand amnésique ? Ou le quidam électeur lambda souffrirait-il du syndrome de la girouette ?

Ce qui est certain en tous cas, et là le belge reste ferme sur sa position, c'est que le belge, toutes communautés confondues, ne veut pas de Leterme ; les belges d'après ce sondage ne lui fait pas confiance, même l'électeur flamand, et ils étaient quand même 800.000 à lui avoir donné leur voix, ne font pas confiance au futur Premier, pour mener à bien sa mission de chef de gouvernement.

Plus déconcertant encore, l'électeur moyen désigne en deuxième lieu, le sandwich-man numero uno de Wallonie, j'ai nommé le très modeste et charismatique Didier Reynders, nouvelle étoile montante de la publicité d'articles de luxe, façon bling-bling de son confrère français, Président exhibitionniste de la République, grand amateur de jolies bimbos, de caméras et de presse people ; douce France, où d'ailleurs on ne parle plus de mégalomanie, mais de Sarkomanie.

Sans doute s'agit-il là d'un syndrome propre aux politiciens de la nouvelle droite, quoique en Belgique, le belge étant plus réservé on ne parle pas encore de Reyndermania, mais plutôt de Reyndersïte, expression étant rentrée dans le langage courant pour désigner une personne souffrant de plusieurs affections présentant des symptômes tels que : une déficience cognitive  provoquant l'impossibilité chez le patient de reconnaître les chiffres et d'effectuer des opérations de calcul, une mégalomanie endémique, faisant croire au malade qu'il est le candidat Premier Ministre que le pays attend, ainsi qu'un narcissisme latent, d'autres pathologies pouvant apparaître avec le temps.

Reynders donc, voila un homme ayant à diverses reprises démontré qu'il était surtout l'homme lige des intérêts des grandes sociétés belges et du patronat, se préoccupant peu ou prou du belge « moyen » et encore moins du « petit » belge. Il suffit de voir l'esprit très néo-libéral de son programme et les nombreux cadeaux qui y apparaissent à destination de ses commanditaires.

Joëlle Milquet à la troisième place est à cet égard plus logique quant au rôle de résistante qu'elle a joué durant les derniers mois. Sans être un fervent admirateur, il faut bien admettre qu'elle a démontré pouvoir tenir tête contre vents et marées et qu'elle au moins n'a jamais été prête à trahir l'électorat francophone, ce qui n'a pas été le cas de Didier Reynders.

En quatrième place et bon dernier, Elio Di Rupo. Cette dernière place est logique, étant donné les différentes affaires qui ont entamé la crédibilité du PS depuis plus d'un an et il faut bien admettre qu'à l'heure actuelle l'image du PS est écornée, ce qui est normal, que Di Rupo est l'enseigne de ce parti et donc que l'électeur l'assimile à l'image du PS. Ne chose est certaine, c'est qu'en tant que président de parti, il n'a pas agi ni assez rapidement, ni assez fermement pour nettoyer les écuries socialistes et redorer le blason socialiste en renouvelant entièrement les cadres de celui-ci. Le PS aurait du pour son bien, se cantonner comme son homologue flamand à une cure d'opposition au lieu d'accepter d'intégrer dare-dare le gouvernement en gestation, il suffit de lire les commentaires sur différents sites d'actualités, pour constater l'ampleur de l'anti-PSisme qui règne actuellement parmi la population, bientôt celu-ci sera rendu responsable du mauvais temps ou de la pollution aux fines particules.

Changer la figure de proue du PS serait également salutaire, on pourrait ainsi suggérer un passage de flambeau vers un Paul Magnette, qui à l'avantage de sa jeune expérience et pourrait se faire les dents politiques en tant que chef de file d'un PS dans l'opposition, qui reprendrait ainsi au fil du temps son rôle de parti « vraiment » de gauche et véritablement socialiste, quoiqu'il ne soit pas certain qu'il puisse jouer ce rôle... tout le problème du PS est le même que celui de son homologue français : qui ?

17/07/2007

Anciaux : Désobéissance civile

Anciaux appelle à la désobéissance civile

Le ministre flamand de la Culture et du Sport, Bert Anciaux, a appelé sur son blog tous les bourgmestres à la désobéissance civile. Il leur demande de ne plus signer d'arrêtés d'expulsion en matière d’immigration.

Anciaux, figure de proue de Spirit, soutient de la sorte l'initiative lancée par la bourgmestre de Morstel, Ingrid Pira (Groen!).

 

La mandataire écologiste a annoncé samedi qu'elle ne signerait plus ce genre d'arrêté, après avoir lu une tribune libre écrite par le premier ministre sortant Guy Verhofstadt et dans laquelle il qualifiait d'inhumaine et égoïste la stratégie actuelle en matière d'immigration.

 

L'intéressé a tenu à préciser le jour même que la bourgmestre confondait la législation sur les demandeurs d'asile et la problématique de l'immigration et l'enjoignait à appliquer la loi approuvée, précisait-il, par une large majorité démocratique.

M. Anciaux a félicité quant à lui Mme Pira. "Ingrid, je suis fier de vous! J'appelle tous les bourgmestres à la désobéissance civile. Les riches immigrants dictent la loi, les pauvres diables doivent dégager.

 

Nous devons mettre un terme à cette situation inhumaine", écrit-il sur son blog.

Le ministre veillera de son côté à utiliser toutes les compétences qui sont les siennes pour donner une chance aux illégaux -jeunes, sportifs, artistes ou enfants- de rester ici.

"La tolérance envers ceux qui sont venus tenter leur chance ailleurs peut considérablement s'accroître lorsque les déplacements de populations provoquent tant de dégâts et menacent l'homme ainsi que la nature", a-t-il ajouté.

Le président de l'Union flamande des Villes et Communes a rappelé qu'il revenait au ministre de l'Intérieur de refuser à un étranger l'accès au territoire et de lui donner l'ordre de le quitter. La décision est ensuite communiquée par lettre recommandée ou par les personnes désignées dans un arrêté ministériel de 1995: policiers fédéraux, fonctionnaires de l'Office des étrangers ou encore le bourgmestre ou un fonctionnaire communal.

 

"Dans la pratique, l'on recourt au bourgmestre ou aux services communaux parce qu'ils savent en général où réside la personne expulsée.

Si Ingrid Pira ne veut pas coopérer, la police fédérale ou l'Office des étrangers peuvent toujours agir", a-t-il souligné.

 

Tant au cabinet du ministre flamand des Affaires intérieures, Marino Keulen, qu'au cabinet du ministre fédéral de l'Intérieur, Patrick Dewael, l'on n'a pas souhaité réagir aux propos de M. Anciaux. "Sottises", a-t-on simplement commenté.

 

arton1453

 

23/03/2007

Verhofstadt le plus populaire

Verhofstadt le plus populaire en cas de circonscription nationale

 

Invités dans un sondage, co-organisé par les quotidiens Le Soir et De Standaard, à choisir un leader pour diriger le pays, les Wallons choisissent Elio Di Rupo tandis que les néerlandophones optent pour Yves Leterme. Les deux personnalités politiques recueillent un mauvais score dans l'autre Région.

En cas de circonscription nationale, le premier ministre Guy Verhofstadt arriverait en tête. Le premier ministre est le plus populaire en Wallonie (27%) et à Bruxelles (24%). En Flandre, avec 28%, Guy Verhofstadt est devancé par Yves Leterme (36%)
 
comme quoi....nous avons souvent la mémoire courte....
 

verhofstadt