19/07/2007

Dialogue sur le Darfour

 Dix-huit pays réunis à Tripoli pour préparer les discussions entre rebelles et gouvernement soudanais.

Un pas a été franchi hier à Tripoli en vue de la relance de négociations politiques entre les protagonistes de la crise au Darfour. Au terme de deux jours de discussions dans la capitale libyenne, les représentants de 18 pays et organisations internationales ont soutenu le principe d’une rencontre début août en Tanzanie entre les envoyés de la communauté internationale et les dirigeants des groupes rebelles du Darfour. Cette réunion est destinée à aplanir les dissensions entre groupes rebelles du Darfour. Leur nombre est passé de trois à plus de douze depuis la signature en mai 2006 d’un accord de paix entre l’un d’entre eux et le pouvoir de Khartoum. Elle devrait, selon les décisions entérinées à Tripoli, être suivie par le lancement fin août des invitations pour un nouveau round de négociations entre le gouvernement soudanais et les rebelles du Darfour non signataires de l’accord de paix.

Ce plan d’action s’inscrit dans le cadre de la relance depuis cinq mois d’un processus politique désormais jugé indispensable par une communauté internationale qui s’est longtemps concentrée sur l’envoi d’une force de paix dans la province soudanaise où le conflit à fait plus de 200 000 morts et 2 millions de déplacés depuis 2003. Il est de plus conforme à la feuille de route pour la paix présentée début juin par l’envoyé spécial de l’ONU au Soudan, Jan Eliasson, et son homologue de l’Union africaine, Salim Ahmed Salim, qui ont profité de cette réunion pour rappeler la nécessité d’unir sous leurs bannières les initiatives pour la reprise du dialogue, dont la multiplication a desservi la paix. Néanmoins, l’optimisme affiché hier par les deux hommes, que traduit leur calendrier serré, pourrait se heurter aux multiples intérêts contradictoires à l’oeuvre sur le terrain.

darfour