04/02/2008

Les grèves aux TEC/SNCB

On parle beaucoup du droit de grève et de « grèves sauvages » ces derniers temps. Principalement en ce qui concerne la TEC et la SNCB.

 Sans revenir sur l’historique de ce débat, il suffit de constater que les critiques qui fusent sur le droit de grève en 2008 sont les mêmes que celles que les mouvements ouvriers entendaient déjà en 1830, que faut-il en penser ?

Tout le monde admet volontiers que le droit de grève est un droit inaliénable des travailleurs, à partir du moment où ceux-ci n’en font pas usage !

 

Ce qui est certain en tous cas en ce qui concerne les TEC et la SNCB, c’est qu’il y a un autre droit inaliénable pour un travailleur, c’est celui de pouvoir effectuer ses heures de travail, sans devoir se demander si il va pouvoir le faire sans se faire taper dessus par les clients de son patron !

La charge de la sécurité des travailleurs au sein d’une entreprise revient effectivement au patron. Dans le dossier TEC/SNCB, cela fait plusieurs années que la sécurité des travailleurs se dégrade, il ne se passe pas une semaine sans que l’on parle des agressions plus ou moins graves dont sont victimes chauffeurs, contrôleurs de train, etc….

Plusieurs actions ont déjà été menées, chaque fois sur le domaine de la sécurité dans les bus ou dans les trains, et les réponses des directions et des pouvoirs publics sont restées absentes ou insuffisantes !

 

Le ministre Antoine est d’ailleurs régulièrement pointé du doigt à ce sujet, et sa défense principale est d’accuser le personnel de mener des « grèves sauvages », en cela suivi par une partie de la population qui se sent prise en otage à chaque fois qu’une grève des transports publics se déclenche. Mais les grèves « sauvages » n’existent pas ! La grève c’est le droit des travailleurs de dire au patronat, « maintenant il y en a marre ». Pas besoin de l’accord préalable des syndicats pour ce faire, le droit de grève est celui des travailleurs, c’est leur seule arme pour se défendre, lorsque la situation au sein d’une entreprise dérape et que les mesures prises par le patronat sont soit insuffisantes, soit absentes !

 

Ce qui est bien le cas dans le dossier des transports publics. Demandez vous simplement si vous étiez à leur place, comment réagiriez vous si vous où votre épouse, votre fille ou votre fils se trouvait dans la situation de ces travailleurs ?

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