09/06/2008

Mons : Manifestation pouvoir d'achat

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Ce mardi 10 juin à 10 heures devant la gare de Mons

Cette semaine la FGTB et la CSC organisent en front commun des journées d'action en faveur du pouvoir d'achat, hier à Liège, aujourd'hui à Mons, demain à Namur.

Personne ne nie plus la hausse des prix de ces derniers mois. Pour l'année 2008, les banques estiment que l'inflation - la montée des prix - sera de 3,6% (ING) à 3,8% (KBC).

Pour que les salaires suivent, une norme salariale supérieure à 5% pour deux ans sera nécessaire, sans quoi les travailleurs, les chômeurs et les pensionnés connaîtront un appauvrissement collectif encore plus grave. Une part grandissante du budget des ménages file vers l'énergie et la nourriture.

Contre la vie chère, il faut plus de salaire. On a trouvé de l'argent pour faire de - très gros - cadeaux aux grandes sociétés, comme par exemple, la déduction des intérêts notionnels. Pour les travailleurs par contre, le moindre centime est un problème et l'indexation des salaires ne suffit pas à compenser la hausse des prix. L'index est en fait déjà tellement miné que le pouvoir d'achat réel baisse. La question est de savoir si une augmentation liée à l'index sera suffisante et s'il ne faudra pas que nous exigions une augmentation des salaires, qui pourrait être financée par exemple par un impôt sur les grosses fortunes (1 million d'euros  par exemple).

Nous devons bien prendre garde à ne pas perdre d'un côté ce qu'on nous a donné de l'autre en payant nous-mêmes nos augmentations salariales. Les réductions de taxes sur le travail peuvent sembler sympathiques mais, en diminuant les rentrées pour l'Etat, elles aboutissent à une diminution de moyens pour la collectivité, ce qui conduit au final à devoir payer pour des services offerts auparavant par l'Etat. La libéralisation du marché de l'énergie constitue un avertissement suffisant : quand la collectivité n'a plus aucun contrôle sur un secteur, on paie plus cher alors que ce secteur génère des profits record.

Les politiciens ont gaspillé près d'un an en vaines palabres communautaires, sans apporter de solutions tangibles à la question du pouvoir d'achat. Ils ont par contre accordé une baisse d'impôts aux entreprises, qui n'en ont pas besoin. C'est de l'argent perdu pour les équipements collectifs et la sécurité sociale! Une autre politique s'impose...


 

27/03/2008

Sur le zinc : Reynders

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