17/07/2007

Anciaux : Désobéissance civile

Anciaux appelle à la désobéissance civile

Le ministre flamand de la Culture et du Sport, Bert Anciaux, a appelé sur son blog tous les bourgmestres à la désobéissance civile. Il leur demande de ne plus signer d'arrêtés d'expulsion en matière d’immigration.

Anciaux, figure de proue de Spirit, soutient de la sorte l'initiative lancée par la bourgmestre de Morstel, Ingrid Pira (Groen!).

 

La mandataire écologiste a annoncé samedi qu'elle ne signerait plus ce genre d'arrêté, après avoir lu une tribune libre écrite par le premier ministre sortant Guy Verhofstadt et dans laquelle il qualifiait d'inhumaine et égoïste la stratégie actuelle en matière d'immigration.

 

L'intéressé a tenu à préciser le jour même que la bourgmestre confondait la législation sur les demandeurs d'asile et la problématique de l'immigration et l'enjoignait à appliquer la loi approuvée, précisait-il, par une large majorité démocratique.

M. Anciaux a félicité quant à lui Mme Pira. "Ingrid, je suis fier de vous! J'appelle tous les bourgmestres à la désobéissance civile. Les riches immigrants dictent la loi, les pauvres diables doivent dégager.

 

Nous devons mettre un terme à cette situation inhumaine", écrit-il sur son blog.

Le ministre veillera de son côté à utiliser toutes les compétences qui sont les siennes pour donner une chance aux illégaux -jeunes, sportifs, artistes ou enfants- de rester ici.

"La tolérance envers ceux qui sont venus tenter leur chance ailleurs peut considérablement s'accroître lorsque les déplacements de populations provoquent tant de dégâts et menacent l'homme ainsi que la nature", a-t-il ajouté.

Le président de l'Union flamande des Villes et Communes a rappelé qu'il revenait au ministre de l'Intérieur de refuser à un étranger l'accès au territoire et de lui donner l'ordre de le quitter. La décision est ensuite communiquée par lettre recommandée ou par les personnes désignées dans un arrêté ministériel de 1995: policiers fédéraux, fonctionnaires de l'Office des étrangers ou encore le bourgmestre ou un fonctionnaire communal.

 

"Dans la pratique, l'on recourt au bourgmestre ou aux services communaux parce qu'ils savent en général où réside la personne expulsée.

Si Ingrid Pira ne veut pas coopérer, la police fédérale ou l'Office des étrangers peuvent toujours agir", a-t-il souligné.

 

Tant au cabinet du ministre flamand des Affaires intérieures, Marino Keulen, qu'au cabinet du ministre fédéral de l'Intérieur, Patrick Dewael, l'on n'a pas souhaité réagir aux propos de M. Anciaux. "Sottises", a-t-on simplement commenté.

 

arton1453