04/02/2008

Chômage : plus d'exclusions encore

L'Onem aurait prononcé au total, en 2007, 7 590 sanctions - 5 010 suspensions et 2 580 exclusions - à l'égard d'un chômeur dont les efforts pour trouver un emploi auraient été jugés insuffisants. C'est presque deux fois plus qu'en 2006, année au cours de laquelle 4 208 sanctions avaient été prononcées. 

La hausse du rythme n'est pas une surprise en soi. Le dispositif a en effet été mis en place progressivement. Il a d'abord été appliqué aux chômeurs de moins de 30 ans, puis, un an plus tard, à ceux de 30 à 40 ans et enfin, à partir de juillet 2006, à ceux de 40 à 50 ans. Il est dès lors logique que le nombre de sanctions progresse avec le temps. D'autant que le dispositif prévoit aussi une gradation dans la sanction. Il y a d'abord l'avertissement, puis la suspension et enfin l'exclusion. A chaque étape, les preuves que des efforts pour trouver un emploi sont bien fournis doivent être plus solides. Dans les milieux syndicaux, on laisse en outre entendre que les facilitateurs de l'Onem ont globalement durci leurs exigences.

 

Les chiffres montrent par ailleurs que les chômeurs wallons et bruxellois ne sont pas "favorisés" par rapport à leurs homologues flamands. Sur les 8 687 sanctions qui ont été prononcées dans le cadre du dispositif entre juillet 2004 et juin 2007, 5 128 (59 pc du total) l'ont été à l'égard d'un chômeur wallon, 2 393 (27,5 pc) à l'égard d'un chômeur flamand et 1166 (13,5 pc) à l'égard d'un chômeur bruxellois. Il devient plus difficile de parler encore de "laxisme" wallon.

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