14/07/2007

Les fachos au Parlement

Des délégués du Facholand au Parlement Belge

antifa

 

Cordon sanitaire : la version flamande n'existe plus

Destiné à écarter l'extrême droite de la démocratie, le cordon sanitaire vient de s'effilocher un peu plus. À la Chambre, le parti xénophobe et raciste du Vlaams Belang avance deux pions : il a désormais un vice-président et un questeur. Ce n'était jamais arrivé auparavant.

 

Imaginons qu'un professeur fasse entrer sa classe au Parlement, pour l'initier à la citoyenneté. Et que, ce jour-là, le VB Bart Laeremans soit au perchoir. Elle aura l'air sympa, la démocratie. Elle aura même un visage grimaçant comme la haine pour les élèves d'origine étrangère que compte la classe.

 

Imaginons qu'une délégation parlementaire se rende dans un pays qui organise ses premières élections libres (c'était le cas, il y a peu, du Congo). Elle aura bonne mine, la Belgique, si ses députés sont emmenés par un vice-président rompu au racisme le plus écoeurant.

Outre une vice-présidence, surtout honorifique, le parti de Filip Dewinter décroche pour Guy D'Haeseleer un mandat de questeur, au sein de ce collège qui organise tout le fonctionnement de la Chambre. Le VB pourra intervenir dans la politique du personnel, éplucher les budgets.

 

Si la Chambre poursuit sa tradition de location de salles, danger ! L'extrême droite pourrait en profiter pour y plastronner.

 

On aurait pu empêcher cela. Thierry Giet, au nom du PS, a proposé de réduire le nombre de vice-présidences (la procédure fut suivie lors des rentrées précédentes). Tous les francophones ont suivi, unanimes. Tous les Flamands (sauf Groen !) ont rejeté l'offre.

 

Au motif que « le Vlaams Belang est, jusqu'à nouvel ordre, un parti démocratiquement élu ». Au motif aussi que les partis flamands n'entendent pas céder d'un pouce aux revendications francophones.

 

Voilà comment on banalise l'extrême droite qui joue le jeu démocratique pour mieux déjouer la démocratie.

 

20061007-CORDON