20/02/2008

Fidel renonce

i828040220-1Hachfeld

 

Seguiremos adelante
 Como junto a tí seguimos
 Y con el Che te decimos
 Hasta siempre Fidel 
 

Malgré le blocus imposé par les Etats-Unis et la disparition brutale de l'avantageux commerce

avec les pays de l'ancien bloc de l'Est, la vie du Cubain moyen est bien plus confortable que

celle des autres habitants du continent latino-américain. A peu près chaque Cubain sait lire et

écrire et dispose d'installations et d'équipements sanitaires. Le chômage s'élève à peine à

2,3%. Les femmes occupent 36% des sièges au Parlement. Tous les services et denrées de

base sont pour ainsi dire gratuits à Cuba. Chaque Cubain a droit à l'alimentation de base, avec

une ration minimale garantie. Tout le monde, quel que soit son revenu, a accès aux soins

médicaux. De même, les excursions et voyages scolaires, une soirée au théâtre, les billets pour

une quelconque rencontre sportive, tout cela est à la portée de tous. Les résultats cubains sur

le plan de la santé sont tout bonnement spectaculaires, pour un pays du tiers monde. Ils sont

comparables à ceux de la Belgique, malgré le fait que Cuba a un PNB dix fois inférieur au

nôtre. 

Taux d'alphabétisation (en %)                          96,8

 

Disponibilité d'équipements sanitaire (en %)     98

 

Taux de chômage (en %)                                   2,3

 

Espérance de vie (en années)                            77,1

 

Mortalité infantile < 5 ans (par 1000)                 7-8

 

Nombre de médecins par 100.000 habitants       530

 

Accès aux médicaments essentiels (en %)            95-100

21/07/2007

Le communautarisme

Le communautarisme, maladie du nouveau millénaire ? 

 

La tendance dominante actuelle, il faut bien le constater est au repli sur les rêves passéistes, voire aux utopies réactionnaires. Parce que le monde vit sous la dictature de l’économie financière, autoritarisme invisible car camouflé sous les bannières  souveraines des Etats même ceux qui se disent impériaux agissent sous la dominance des groupes financiers multinationaux…Parce ce que l’émancipation humaine par le progrès n’a pas marché, parce que le socialisme et/ou le communisme se sont égarés quelque part en cours de route et que leurs caricatures que nous avons rencontrées d’ici et delà ont fini par les discréditer, l’Homme croit trouver refuge dans son identité nationale, ethnique ou encore religieuse, culturelle…au nom de racines qui ne sont jamais que du folklore.

 

Il y a l’Europe, avec son drapeau qui n’en est pas vraiment un et sa démocratie qui n’en est pas vraiment une avec son obsession de tout au libéralisme économique sans entraves, même sa pseudo constitution n’était qu’une ode au libéralisme paneuropéen triomphant grâce à la libre concurrence et à la monnaie unique. Donc drapeau, plutôt un oripeau sans formes précises qui entraîne dans ses plis, tout un lot de nationalismes dérisoires, par exemple au pays basque ou l’ETA qui ne représente que 15% de la population a rompu une fausse trêve et entretien un rêve indépendantiste qui n’a plus de raison d’être et est totalement hors du temps. Il y a aussi le Kosovo et ceux qui veulent à tout prix (les américains par exemple) parachever le démontage, pièce par pièce de l’ex-Yougoslavie …(Figaro reviendra bientôt avec un article sur la problématique du Kosovo) .

 

Plus proche de nous et tout aussi préoccupante l’impasse de la société multiculturelle. Pour la gauche au sens large et sa tradition de générosité soucieuse de défense des minorités, contre les chancres du racisme ordinaire et de la xénophobie, anticolonialiste, la société multiculturelle pourrait être comprise comme un brassage des cultures, une sorte de métissage menant à l’internationalisme si cher aux progressistes de tous bords.

Au lieu de cela nous en sommes arrivés à l’apparition de ghettos, d’abords il s’agit de ghettos sociaux puis ils deviennent culturels, religieux, ethniques, etc….et la gauche s’est divisée et sur la laïcité et sur le féminisme, et sur….

 

Il y a eut une période où il n’était pas possible de mettre dans le mot culture des éléments qui seraient contraires à des valeurs universelles d’égalité et de liberté de pensée, d’égalité des hommes et des femmes, de la liberté de conscience individuelle contre la pression du groupe et des traditions.

Face au sujet hautement symbolique du voile/foulard islamique, ce n’est pas d’une liberté vestimentaire qu’il est question, mais des revendications qui se cachent derrière qu’il s’agit ; les diktats intégristes (cléricaux) : la remise en cause de la mixité scolaire, des cours séparés pour garçons et filles, des leçons opposant religion et sciences, tout cela dans un monde où des dizaines de millions de gens en sont encore à croire à la création de l’homme au lieu d’admettre l’évolution des espèces.

 

C’est tout cela qui vit déjà dans les ghettos, c’est là que le fanatisme religieux reprend des forces aux quatre coins du globe, fanatisme qui déchire Israël et Palestine, fanatisme qui nourrit les boucheries d’Irak, du Liban, du Pakistan, de l’Afghanistan….

 

Le triomphe du capitalisme néo-libéral : faire se battre les pauvres entre eux…et en plus ça rapporte…gros !

 

lhomme_unique_medium

 

20/03/2007

Le retour des CCC ?

Le retour des CCC ? Un nouveau site vient de faire son apparition, il y a quelques temps : http://www.cellulescommunistescombattantes.be Je ne sais pas pour vous…mais je trouve qu’il y a quand même comme un malaise là ???J’ai récapitulé ci-dessous les faits et gestes des CCC depuis les dernières années pour vous donner une idée de ce qu’ils représentent. Si en soi la lutte des idées pour un monde plus juste n’est pas condamnable, on peut se poser la question de savoir si la violence est une solution pour imposer les siennes. Ces gens n’ont pas compris que les idées ne s’imposent pas par la violence, mais bien par le débat. Le pire c’est qu’il semble que Carette et Sassoye ne semblent pas renier les actes qu’ils ont commis par le passé dans le cadre de leur lutte contre le capitalisme…La question qui se pose est la même que pour l’extrême droite : la démocratie doit-elle tout autoriser pour que ses principes soient respectés ? 1982 - Fondation à Paris, avec Pierre Carette et des marxistes-léninistes français, de Subversion. Cette revue « pour le communisme » et la lutte armée révolutionnaire deviendra le creuset théorique des CCC.

1983 – Mise sur pied, dans la clandestinité, des CCC. Création de Ligne rouge (LR), un groupe d'agitation-propagande sympathisant des « Cellules ».

1984 – le 2 octobre, premier attentat des CCC. Sans succès, la police tente de capturer les CCC lors de l'« opération Mammouth ». Une piste wallonne est évoquée autour d'un inconnu Front national de libération wallon (FNLW).

1985 – Rupture idéologique des CCC avec AD et la RAF (janvier). Les opérations des CCC vont se multiplier (janvier-juin et octobre-décembre). Des attentats sont également commis par d'autres organisations : Groupe inconnu anarchiste, groupe flamand Don Quichotte, Front révolutionnaire d'action prolétarienne (mis sur pied de façon artificielle par AD)… le 1er mai 1985, c'est le drame : deux pompiers sont tués lors de l'explosion d'une camionnette placée aux pieds du siège du patronat belge, dans le centre historique de Bruxelles.

Deux militants-fondateurs (Pierre Carette et Bertrand Sassoye) et deux nouveaux activistes (Didier Chevolet Pascale Vandegeerde) des CCC sont arrêtés à Namur (16 décembre). Fondation de l'Association des parents et amis des prisonniers communistes (Apapc).

1988 – Procès des « 4 CCC ». Ils sont condamnés à la perpétuité. Contre leur régime carcéral d’isolement exceptionnel, des grèves de la faim sont organisées.

1997 – Les détenus des CCC sont légalement libérables. Campagnes régulières de l'Apapc pour réclamer leur sortie de prison.

2000 – Après des peines exceptionnellement longues au regard de l’histoire judiciaire de notre pays, libération de trois premiers CCC. L’Apapc se rebaptise en Secours rouge/Apapc.

2003. Pierre Carette sort de prison après dix-sept ans d’emprisonnement. Pour les anciens membres des CCC une question se pose : dans leur situation, comment contribuer concrètement au processus révolutionnaire ?

2006. Bertrand Sassoye est actif au sein du Bloc marxiste-léniniste, une organisation politique révolutionnaire. Pierre Carette est actif au sein du Secours rouge/Apapc et se consacre aussi à la valorisation des acquis théoriques et idéologiques du combat des années 1983-1985.