08/04/2008

JO : les leçons de l'Histoire

 

Des responsables politiques et sportifs prétendent actuellement que l'expérience des Jeux Olympiques sera bénéfique pour la Chine et les droits de l'homme dans ce pays. Ils prétendent également que boycotter les JO serait une punition pour les nombreux sportifs qui s'entraînent depuis des années dans le but d'y participer.

Dans ce dernier cas, faut-il en déduire que le sport doit passer avant les droits de l'homme ?

Il semblerait plutôt que les JO soient surtout importants pour les nombreux sponsors qui en attendent un retour sur investissements.

Dans le premier cas, le changement d'attitude du régime chinois vis-à-vis des droits de l'homme est des plus aléatoires. Pour s'en convaincre il suffit de se remémorer ce qui s'est passé en 1936. Cette année-là les JO furent organisés à Munich, alors que c'était Hitler et le régime nazi qui étaient au gouvernement. On peut déjà se demander quelle mouche avait piqué le Comité Olympique de l'époque pour organiser ses jeux dans un pays aux mains d'un régime fasciste, mais de plus il ne semble pas que les jeux olympiques aient eu une quelconque influence positive sur ce qui s'est passé durant les années qui ont suivi, ce qui fut largement démontré par cette période sombre rentrée dans l'Histoire depuis.

Il est donc pratiquement certain qu'il en sera de même pour la Chine, le Tibet et les Droits de l'Homme.

i83653Stephff

21/03/2008

Variations Olympiques

beijing-2008

i83882Aislin

i83883Bado

i83884Stephff


20/03/2008

Pekin 2008 : boycott ou pas ?

 

Un boycott des Jeux Olympiques est-il envisageable ?

Il semblerait que peu de sportifs et encore moins de gouvernements envisagent à l'heure actuelle d'avoir recours à cette arme de dissuasion massive et pourtant, le gouvernement belge devrait envisager la question, non seulement à cause des évènements tibétains, mais également pour le refus de la Chine d'appliquer les droits de l'homme les plus élémentaires.

Une trentaine de journalistes et une cinquantaine d'internautes sont actuellement emprisonnés en Chine. Certains depuis les années 1980. Le gouvernement bloque des milliers de sites Internet d'informations. Les programmes en chinois, tibétain et ouïghour d'une dizaine de radios internationales sont brouillés. Après les sites Internet et les forums de discussion, les autorités se concentrent désormais sur les blogs et les sites permettant l'échange de vidéos. Les outils de blogs du pays incluent tous des filtres qui bloquent les mots clefs jugés "subversifs" par les censeurs. La loi sanctionne lourdement la "divulgation de secrets d'Etat", la "subversion" et la "diffamation", autant d'accusations régulièrement utilisées pour faire taire les voix les plus critiques. Bien que les mesures encadrant le travail des journalistes étrangers aient été assouplies, il est toujours impossible pour les médias internationaux d'employer des journalistes chinois, ou de se déplacer librement au Tibet et au Xinjiang.

Pour obtenir l'organisation des JO, les autorités chinoises ont promis au CIO et à la communauté internationale des améliorations concrètes dans le domaine des droits de l'homme pourtant la police et la justice ont reçu l'ordre de poursuivre la campagne "Frapper fort" contre la « délinquance ».

Plusieurs milliers de Chinois sont toujours exécutés, chaque année, d'une balle dans la nuque ou d'une injection létale, en public, parfois dans des stades.

Les gouvernements des Etats démocratiques qui espèrent encore que "les JO permettront d'améliorer la situation des droits de l'homme en Chine" se trompent ou nous font prendre des vessies pour des lanternes. Le "dialogue constructif" prôné par certains ne mène à rien.

Au cours de ces sept dernières années, la répression envers les journalistes et les cyberdissidents n'a pas diminué. Et tout laisse penser que cela va continuer. Le CIO et les Etats-Unis ont  investi le régime chinois d'une tâche qu'il va exécuter avec zèle : "organiser des JO sécurisés". Pour Pékin, cela signifie davantage d'arrestations de dissidents, plus de censure et aucun mouvement de contestation sociale.

Il n'est pas question de gâcher la fête, ni de prendre en otages les JO.

C'est la Chine, au contraire, qui a pris en otages les Jeux et l'esprit olympique, avec la complicité du CIO. Le mouvement sportif mondial doit maintenant donner de la voix pour que les Chinois bénéficient enfin des libertés qu'ils réclament depuis des années.

La Charte olympique stipule que le sport doit être mis "au service du développement harmonieux de l'homme, en vue d'encourager l'établissement d'une société pacifique, soucieuse de préserver la dignité humaine". Les athlètes et les amateurs de sport ont le droit et le devoir de défendre cette Charte. Le CIO doit faire preuve de courage et tout faire pour que les valeurs de l'olympisme ne soient pas allègrement bafouées par les organisateurs chinois.

Le CIO est aujourd'hui le mieux placé pour exiger du gouvernement chinois des gages de bonne volonté. L'instance olympique doit exiger de Pékin que la situation des droits de l'homme s'améliore de manière notable avant la cérémonie d'ouverture du 8 août 2008.

Le CIO ne doit pas céder devant les intérêts économiques de tous ceux qui considèrent que la Chine est un marché essentiel et que rien ne doit empêcher d'y faire des affaires.

Il faut que chaque citoyen de nos pays démocratiques demande aux Comités nationaux olympiques, au CIO, aux athlètes, à tous les amoureux du sport et aux défenseurs des droits de l'homme d'exprimer publiquement leur inquiétude face aux innombrables violations de toutes les libertés fondamentales en Chine populaire.

Les problèmes les plus graves concernant les droits de l'homme auxquels les chinois et les tibétains sont confrontés sont : La peine de mort, la peine de mort, les procès inéquitables, la torture, les droits des travailleurs, la répression des internautes et des journalistes, l'occupation du Tibet,...

bandeau