23/01/2008

Charlie-Hebdo : caricatures deuxième !

Moins d'un an après sa relaxe, l'hebdomadaire satirique Charlie Hebdo comparaît devant la cour d'appel de Paris pour répondre des caricatures de Mahomet publiées en février 2006 et considérées comme injurieuses par des organisations islamiques.

Le 22 mars 2007, la 17e chambre du tribunal correctionnel de Paris avait relaxé Philippe Val, directeur de publication du journal.Deux des trois principales parties civiles, l'Union des organisations islamiques de France (UOIF) et la Ligue islamique mondiale (LIM), avaient alors fait appel, tandis que la Grande Mosquée de Paris avait décidé de se satisfaire du jugement.

Evoquant "une question de principe", la LIM avait alors dit vouloir "se ménager l'accès vers la Cour européenne des Droits de l'Homme, en cas de déboutement généralisé par les cours françaises".

Parmi les trois dessins incriminés figurent deux caricatures qui avaient été déjà éditées dans le journal danois Jyllands-Posten en septembre 2005 et avaient provoqué une flambée de violence anti-danoise dans le monde musulman.L'un représente Mahomet portant un turban représenté sous la forme d'une bombe, dissimulant une mèche et un détonateur allumé prêt à exploser et l'autre, le prophète accueillant des kamikazes au paradis avec la légende "arrêtez, arrêtez, nous n'avons plus de vierges".

Le troisième dessin est une oeuvre de Cabu, dessinateur habituel du journal, représentant Mahomet se prenant la tête dans les mains et déclarant: "c'est dur d'être aimé par des cons". A la gauche du dessin, une légende précise: "Mahomet débordé par les intégristes".

En visite au Parlement européen, la semaine dernière à Strasbourg, le grand mufti de Syrie, cheikh Ahmad Badreddine Hassoun, a appelé les journalistes européens à la prudence. "Une simple information peut déclencher une guerre. Si un homme meurt à cause d'une information que vous avez relayée, sa mort sera sur votre conscience", a ainsi prévenu le dignitaire religieux.

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