15/10/2008

La crise, pas chez nous

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10/06/2008

La FAO a décidé de ne pas décider

 

La FAO qui réunissait une cinquantaine de chefs d'état a terminé son sommet de l'alimentation. Résultat des courses : l'ONU qui avait demandé 30 milliards de dollars pour mettre fin à la crise alimentaire et surtout aux émeutes de la faim dans une trentaine de pays qui y menacent les pouvoirs en place, ne verra pas la couleur du premier dollar.

La déclaration finale, minimaliste et négociée au forceps, n'incite pas à l'optimisme. Elle met en lumière l'importance des divergences. Entre les tenants d'une plus grande libéralisation des échanges agricoles, d'une agro-industrie intensive, et les tenants de la souveraineté alimentaire, défendant le droit de chaque pays à développer une agriculture locale, à l'abri des importations des pays riches, et à échelle humaine. Division aussi sur les biocarburants. Les Etats-Unis et le Brésil ont bataillé ferme pour que les biocarburants, dans lesquels ils ont investi beaucoup, ne soient pas mis à l'index...Mission accomplie en ce qui les concerne..

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04/06/2008

Les émeutes de la faim

YAKA 43

Yaka 43

04/07/2007

Génocide Rwanda : la France impliquée

La France impliquée ? No comment

Silence assourdissant dans la classe politique française après la publication par « Le Monde » de documents éclairants.

 

Contrairement à ce qu'affirmait François Mitterrand en 1994, la France, qui entretenait une coopération militaire très étroite avec le Rwanda, était bien au courant des dangereuses dérives à tendance génocidaires du régime du président Habyarimana. Des documents publiés ce lundi par Le Monde apportent de nouvelles preuves.

 

Mais au lendemain de ces révélations, le silence est assez assourdissant, tant sur le plan médiatique que politique. Le Figaro n'a publié qu'une brève sur le sujet, et Libération y consacre un article de longueur moyenne dans lequel le socialiste Paul Quilès, qui avait en 1998 dirigé une mission parlementaire d'information sur ce sujet, ironise : « Il n'y a rien de nouveau dans ces documents. C'est la vieille thèse de Mitterrand complice du génocide ! Pourquoi dans ce cas la France aurait-elle pesé en faveur des accords d'Arusha ? »

 

A l'origine de la publication de ces archives de l'Elysée, les avocats de survivants du génocide rwandais réclament maintenant que la justice auditionne les anciens ministres des Affaires étrangères et de la Défense, Alain Juppé et Pierre Joxe, mais aussi l'ancien secrétaire général de l'Elysée sous François Mitterrand, Hubert Védrine. Pour l’instant ils sont tous aux abonnés absents et injoignables !

 

Une question a cependant été posée mardi pendant le point de presse quotidien organisé par le Quai d'Orsay. Le porte-parole des Affaires étrangères françaises y a répondu de façon laconique : « Nous avons pris connaissance de l'article du Monde faisant état de documents officiels relatifs à la politique de la France au Rwanda, entre 1990 et 1999. Nous n'avons pas eu accès aux documents auxquels il se réfère. Je n'ai pas de commentaire à faire sur leur contenu ou sur l'interprétation qui a été donnée par le journal. Pour le reste, tout ce qui concerne les procédures judiciaires ne peut faire l'objet de commentaires de notre part. Il y a eu une commission parlementaire présidée par M. Quilès qui a rédigé un rapport. Nous avons donné dans ce cadre l'ensemble des précisions demandées. Je vous invite à consulter ce rapport. » Circulez, y a rien à voir...

 

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