12/03/2008

Activation des chômeurs

Les suspensions d'allocations ont frappé 4.896 personnes en 2007 (2.904 en Wallonie), mais là où le bat blesse c'est que l'on constate que des personnes fragilisées (inaptes au travail pour des raisons de handicap, ou connaissant des problèmes psychiatriques) sont soumises à la procédure alors que leurs chances de retrouver du travail sont très limitées. De plus l'agent de l'Onem qui évalue les chômeurs, n'est pas informé sur leur parcours...

On apprend également qu'une proposition patronale est à l'étude, qui viserait, à la demande de la Flandre qui manque de main d'oeuvre, à « activer » également les chômeurs de plus de 50 ans.

Une solution peut-être dans le cadre ONLY IN BELGIUM: vendre des chômeurs wallons à la Flandre.....

chomeur

Parcours de la procédure d'activation

Premier entretien Après 15 mois de chômage pour les moins de 25 ans et après 21 mois de chômage pour les personnes de plus de 25 ans, les demandeurs d'emplois sont convoqués à un entretien avec un agent de l'Onem (le facilitateur). Si les efforts déployés pour retrouver un emploi sont jugés suffisants, un nouvel entretien intervient après 16 mois. Si les efforts sont jugés insuffisants, un plan d'action est proposé au chômeur, à mettre en œuvre dans les 4 mois qui suivent.

Deuxième entretien Si le chômeur a respecté le plan, un nouvel entretien a lieu 12 mois plus tard. Si le plan n'a pas été respecté, le chômeur encourt une suspension de 4 mois des allocations ou une réduction de leur montant. Le chômeur doit alors à nouveau s'engager à mener les actions prévues dans un nouveau plan d'action.

Troisième entretien. Ce rendez-vous a lieu 4 mois plus tard. Si le chômeur a respecté son deuxième plan, il retrouve le bénéfice de ses allocations et un nouvel entretien aura lieu 12 mois plus tard. Si, au contraire, le chômeur n'a pas respecté son plan d'action, il peut être exclu du bénéfice des allocations.