30/08/2008

Reynders vous explique

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10/07/2008

Reynders envisage l'avenir

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07/07/2008

Bientôt sur tous vos écrans

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Ce que Reynders ne dit pas

Didier Reynders : le seul Ministre des Finances capable de vous expliquer grâce à son intelligence mathématique exceptionnelle comment une perte fiscale représente un bénéfice...

Par contre là où il est beaucoup moins bavard, c'est quand il doit expliquer le pourquoi de son projet de réforme fiscale. Si ce n'est par une formule creuse dont il a l'habitude :

 « On paye trop vite trop d'impôts ».

 

Pour calculer l'impôt des personnes physiques, il existe à l'heure actuelle cinq tranches d'imposition (25, 30, 40, 45 et 50 %). Le ministre ne veut en garder que trois (25, 40 et 50 %). On cible ainsi les bas et moyens revenus, selon Didjé.

C'est pas bien de mentir Didier. Un bas ou moyen revenu ne bénéficierait que partiellement d'une telle mesure, alors que les plus riches s'en délecteraient pleinement, puisque leurs revenus couvrent l'ensemble des tranches visées.

Cette réalité est confirmée par l'évaluation budgétaire établie par... le cabinet de Son Altesse Azuréenne.

Sur les trois milliards d'euros que coûterait une telle réforme, un milliard irait aux 10 % les plus riches de la population (plus de 50 000 € brut par an).

La solution proposée par la FGTB serait plus équitable : jusqu'à un certain salaire, vous recevez un chèque fiscal de 100 € par mois qui est directement déduit de votre précompte professionnel. Ou même, vous retouchez de l'impôt négatif, si vous êtes redevable de moins de 100 € d'impôts par mois.

La question que tout le monde se pose biensûr, c'est de savoir comment Reynders va financer cette réforme, or il n'y a pas beaucoup de solutions pour ce faire :  soit augmenter d'autres taxes (plus injustes) ou alors diminuer les dépenses de l'Etat. À quoi sert-il de payer 500 € d'impôts en moins si c'est pour payer 1 000 € en plus via la TVA, les frais scolaires, les soins médicaux, etc. ? Un seul exemple : si l'Etat ne subsidiait pas l'école, un couple ayant trois enfants devraient débourser 300 000 € rien que pour les études (du primaire au supérieur) des enfants.

Tout le monde sait bien que le MR en général et Didier Reynders en particulier utilisent depuis des années le thème démagogique de la baisse des impôts comme argument électoral.

Seulement pas n'importe quel impôt, celui-ci étant bien ciblé.  Ne lui parlez d'une baisse de la TVA. Or, il s'agit d'un impôt beaucoup plus injuste que l'impôt des personnes physiques, puisque chacun paye 21 %, qu'il soit petit pensionné ou directeur de la Banque Nationale.

De 2002 à 2007, les recettes TVA sont passées de 19,6 à 25,5 milliards € . Une augmentation de six milliards (+ 30 %) en cinq ans. Deux fois la réforme fiscale de Reynders. S'il y a une véritable réforme fiscale à mener, c'est bien de réduire considérablement la part de cette taxe injuste.

Or, l'évolution est exactement inverse. Lors de l'introduction de la TVA, en 1971, le taux n'était que de 16 %. Depuis, il est passé successivement à 17 %, 19 %, 19,5 %, 20,5 %  et 21 %. Par contre, le taux majoré sur les produits de luxe (25 %) a été complètement supprimé.

Et à l'avenir, les libéraux et la Commission européenne veulent continuer à augmenter les taxes indirectes : la TVA, les accises sur le carburant, les taxes sur l'eau et les déchets (au nom du « coût vérité »)...

Réduire la TVA donc, Reynders y est farouchement opposé.

Même sur des besoins de base comme le gaz et l'électricité. Est-il normal de payer le même taux pour du caviar que pour se chauffer ? Oui, soutient le ministre, car réduire la TVA sur l'énergie profiterait plus au riche qui chauffe sa piscine qu'à un pensionné à revenu modeste.

Pourtant, prenons la grosse villa que possède à La Hulpe son ami Michel Tilmant, le boss d'ING. La baisse de la TVA sur l'énergie ne lui rapportera qu'à peine 0,04 % de son salaire de 4,4 millions €/an. Alors que pour un petit pensionné, cela représente facilement 2 % de son revenu.

Et puis, n'est-il pas étonnant de voir Reynders dénoncer une mesure qui profiterait aux riches ? N'est-ce pas grâce à sa réforme fiscale de 2001 que son ami Michel Tilmant réalise une économie d'impôt annuelle de... 200 000 € ?

C'est clair, le ministre fait l'impasse sur la manière dont il financerait sa réforme fiscale. Une manière d'éluder ce débat de fond : il y a deux sortes de réformes fiscales, celles qui transfèrent de l'argent des bas et moyens revenus vers les plus riches (la sienne) et celles qui font l'inverse.

Mais le ministre veut épargner ses amis. Il refuse de taxer les revenus financiers de la même manière que les revenus du travail. Il refuse d'instaurer le moindre impôt sur la fortune (hormis le précompte immobilier, qui est un impôt sur... les petits patrimoines). Il refuse de taxer les plus-values sur actions (son ami Albert Frère l'en remercie). Il continue farouchement de prétendre que le secret bancaire n'existe pas, quitte à être contredit par... l'article 318 du code des impôts sur les revenus.

Parmi les contrevérités les plus pernicieuses du ministre Reynders, il y a aussi celle-ci : une augmentation du pouvoir d'achat ne peut venir que d'une baisse des impôts et non d'une hausse du salaire brut. Un principe qui ne vaut pas, bien sûr, pour les salaires plantureux des dirigeants des grandes entreprises. Reynders nous dira qu'on ne peut augmenter les charges salariales des entreprises sous peine de menacer leur compétitivité. Mais que disent les statistiques ?

De 1981 à 2006, les bénéfices des sociétés ont explosé : ils sont passés de 8 milliards € à 61,5 milliards €. La part de ces bénéfices dans le revenu national a ainsi doublé, passant de 9 % à 19 %. Et la part de leur revenu disponible (après transferts sociaux et fiscaux) a même été multipliée de deux fois et demi. Et ce ne sont pas les 2,4 milliards €/an que Reynders a offerts aux sociétés via les intérêts notionnels qui feront pencher la balance.

 Par contre, sur la même période, la part des salaires a fortement baissé, passant de 57 % à 51 %. Ces 6 % ne disent pas grand-chose, mais ils représentent une perte de 19 milliards €. Cela représente près de 5 000 €/an par ménage. C'est autre chose que les promesses fiscales de Reynders...

02/07/2008

Heu... comment ça s'appelle déjà ?

montigny_le_tilleul vieux 2005 2

01/07/2008

Didier Reynders

didier_reynders

21/06/2008

Diner de cons

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18:00 Écrit par Figaro dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : bhv, yves leterme, ps, mr, cdh, cd v, vld, politique, humour, actu, actualite |  Facebook |