25/03/2008

Sur le zinc : Marie Arena

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Sur le zinc : fernandez, demotte

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Sur le zinc : ministres belges

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21/03/2008

Belgique : championne du monde

 

Les 22 ministres du gouvernement Leterme ont prêtés serment hier après-midi. Un gouvernement de 22 membres, ce qui permet à la Belgique de battre un nouveau record. Notre petit pays compte en effet pas moins de 60 postes ministériels.

Au niveau fédéral, on dénombre désormais 15 ministres et 7 secrétaires d'État.

Le gouvernement flamand est composé de 10 ministres tandis que son homologue bruxellois en compte 8 (dont trois secrétaires d'État).

En Région wallonne, 9 élus se partagent les compétences tandis que la Communauté française est gouvernée par 7 ministres.

Quant à la Communauté germanophone, elle est gérée par quatre ministres.

60 postes ministériels, soit autant que la France et l'Allemagne réunies (32 + 28) et plus que n'importe quel pays européen : l' Espagne en compte 36, l'Italie 28, les Pays-Bas 28 et le Royaume-Uni 22.

19/03/2008

Les hésitations de Joëlle

 

Joëlle Milquet aimerait bien devenir vice-première ministre du gouvernement (ça c'est certain) et s'occuper de la Justice (ça c'est à voir). Le problème c'est qu'elle est toujours présidente du CDH et que ce genre de cumul est interdit par les statuts du CDH (on est pas au MR ici). Mais il serait tout à fait logique qu'elle prenne part au gouvernement Leterme, étant donné le travail qu'elle a fourni durant tous les mois de crise politique. Alors Joëlle hésite, se tâte,abusus non tollit usum (dirait Reynders). On peut abuser de tout, même des meilleures choses ; ce n'est pas une raison pour renoncer à faire un bon usage des choses dont d'autres abusent.

Le problème du CDH serait de la remplacer. Lutgen, Fonck, Prevost... ? Du point de vue du CDH, les trois options sont valables, mais il n'est pas certain que Milquet souhaite abandonner déjà la présidence de son parti sans avoir préparé sa succession. Il se dit dans les couloirs qu'elle pourrait éventuellement continuer à la présidence du parti jusqu'au mois de juillet, mais il n'est pas certain que les pontes du CDH la soutiennent dans ce choix, certains verraient par le départ de Joëlle Milquet de la présidence, une occasion de recentrer les prises de position du CDH, qu'ils estiment pour l'instant trop à gauche. La réponse sans aucun doute dans le courant de la journée...

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18/03/2008

Leterme a accouché

 

Les partenaires de ce qui va devenir le gouvernement Leterme sont arrivés à un accord, les derniers points litigieux ont été réglés cette nuit.

Il s'agissait notamment  de la réforme fiscale, chère à Didier Reynders, agrémentée de mesures pour soutenir l'emploi. La politique d'immigration, plus précisément les critères de régularisation des sans-papiers, ainsi que de s'entendre sur la réforme de la loi Lejeune et les normes de croissance des soins de santé.

Ce qui est clair pour l'instant (on en saura plus jeudi ) c'est que cet accord gouvernemental consacre trop peu d'attention au pouvoir d'achat et à la politique sociale. Toutes les mesures en la matière sont renvoyées vers une commission et feront l'objet d'une étude.

Ce qui par contre se trouve bien dans l'accord de gouvernement, ce sont de beaux cadeaux pour les entreprises. Ainsi rien n'est fait contre les abus des intérêts notionnels. Cela coûte deux milliards d'euros, argent avec lequel de très nombreuses mesures auraient pu être prises  pour la population, notamment en ce qui concerne le pouvoir d'achat des bas et moyens revenus.

Bref un accord gouvernemental fait de bric et de broc, qui a soigneusement évité tous les sujets qui fâchent en les reportant au mois de juillet, on se demande ce qui permettra à Leterme de résoudre ceux-ci d'ici 3 mois.

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L'edito de Figaro

 

Il est assez déconcertant de constater que le dernier sondage réalisé, pointe comme politiciens les plus à même de devenir premier ministre :  en un, Guy Verhofstadt, puis Didier Reynders et enfin Joëlle Milquet.

Etonnant donc, parce que lors des élections législatives de juin 2007, le VLD et Verhofstadt, s'étaient ramassés une déculottée de première. Plus personne ne semblait en vouloir et voilà que neuf mois plus tard après les échecs successifs de Yves Leterme pour former un gouvernement, entre décembre 2007 et mars 2008, Verhofstadt qui devient le politicien le plus populaire du royaume ! Et pourtant ce ne sont par les réalisations du gouvernement intérimaire qui peuvent le justifier...alors l'électeur belge...un grand amnésique ? Ou le quidam électeur lambda souffrirait-il du syndrome de la girouette ?

Ce qui est certain en tous cas, et là le belge reste ferme sur sa position, c'est que le belge, toutes communautés confondues, ne veut pas de Leterme ; les belges d'après ce sondage ne lui fait pas confiance, même l'électeur flamand, et ils étaient quand même 800.000 à lui avoir donné leur voix, ne font pas confiance au futur Premier, pour mener à bien sa mission de chef de gouvernement.

Plus déconcertant encore, l'électeur moyen désigne en deuxième lieu, le sandwich-man numero uno de Wallonie, j'ai nommé le très modeste et charismatique Didier Reynders, nouvelle étoile montante de la publicité d'articles de luxe, façon bling-bling de son confrère français, Président exhibitionniste de la République, grand amateur de jolies bimbos, de caméras et de presse people ; douce France, où d'ailleurs on ne parle plus de mégalomanie, mais de Sarkomanie.

Sans doute s'agit-il là d'un syndrome propre aux politiciens de la nouvelle droite, quoique en Belgique, le belge étant plus réservé on ne parle pas encore de Reyndermania, mais plutôt de Reyndersïte, expression étant rentrée dans le langage courant pour désigner une personne souffrant de plusieurs affections présentant des symptômes tels que : une déficience cognitive  provoquant l'impossibilité chez le patient de reconnaître les chiffres et d'effectuer des opérations de calcul, une mégalomanie endémique, faisant croire au malade qu'il est le candidat Premier Ministre que le pays attend, ainsi qu'un narcissisme latent, d'autres pathologies pouvant apparaître avec le temps.

Reynders donc, voila un homme ayant à diverses reprises démontré qu'il était surtout l'homme lige des intérêts des grandes sociétés belges et du patronat, se préoccupant peu ou prou du belge « moyen » et encore moins du « petit » belge. Il suffit de voir l'esprit très néo-libéral de son programme et les nombreux cadeaux qui y apparaissent à destination de ses commanditaires.

Joëlle Milquet à la troisième place est à cet égard plus logique quant au rôle de résistante qu'elle a joué durant les derniers mois. Sans être un fervent admirateur, il faut bien admettre qu'elle a démontré pouvoir tenir tête contre vents et marées et qu'elle au moins n'a jamais été prête à trahir l'électorat francophone, ce qui n'a pas été le cas de Didier Reynders.

En quatrième place et bon dernier, Elio Di Rupo. Cette dernière place est logique, étant donné les différentes affaires qui ont entamé la crédibilité du PS depuis plus d'un an et il faut bien admettre qu'à l'heure actuelle l'image du PS est écornée, ce qui est normal, que Di Rupo est l'enseigne de ce parti et donc que l'électeur l'assimile à l'image du PS. Ne chose est certaine, c'est qu'en tant que président de parti, il n'a pas agi ni assez rapidement, ni assez fermement pour nettoyer les écuries socialistes et redorer le blason socialiste en renouvelant entièrement les cadres de celui-ci. Le PS aurait du pour son bien, se cantonner comme son homologue flamand à une cure d'opposition au lieu d'accepter d'intégrer dare-dare le gouvernement en gestation, il suffit de lire les commentaires sur différents sites d'actualités, pour constater l'ampleur de l'anti-PSisme qui règne actuellement parmi la population, bientôt celu-ci sera rendu responsable du mauvais temps ou de la pollution aux fines particules.

Changer la figure de proue du PS serait également salutaire, on pourrait ainsi suggérer un passage de flambeau vers un Paul Magnette, qui à l'avantage de sa jeune expérience et pourrait se faire les dents politiques en tant que chef de file d'un PS dans l'opposition, qui reprendrait ainsi au fil du temps son rôle de parti « vraiment » de gauche et véritablement socialiste, quoiqu'il ne soit pas certain qu'il puisse jouer ce rôle... tout le problème du PS est le même que celui de son homologue français : qui ?