20/05/2008

Yaka et les jeunes députés

Yaka 10

posté le 2005Yaka 10

16/05/2008

Salauds de pauvres !

 

Désolé mais aujourd'hui encore et malgré que ce soit le premier jour de la Ducasse, l'humeur du jour sera à nouveau mauvaise.

Il s'agit du regard que pose la société sur les plus démunis, vous savez bien les démunis....ce sont ces salauds de pauvres !

Pour aider cette frange de plus en plus importante de notre société de bien-être, toutes les forces actives ont créé un nouveau credo : la lutte contre la pauvreté ! C'est dans ce cadre par exemple, que les grandes surfaces balancent de l'eau de javel sur les invendus alimentaires...juste au cas où un de ces gueux de pauvres tombe malade en en mangeant et se retourne contre l'enseigne. C'est vrai qu'on ne sait jamais avec ces pauvres, ça ne pense qu'à l'argent, c'est bien connu !

Il s'agit d'une belle publicité parue dans le Monde et Le Parisien, en France donc (mais celle-ci n'est jamais loin de la Belgique et tout le monde sait bien que lorsque Paris s'enrhume, Bruxelles éternue), par le loueur de voiture UCAR. Là on franchit un cap supplémentaire...

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Chouette non... alors on me dira que c'est pour rire, qu'il faut savoir prendre de la distance... Non... je n'en ai plus envie... parce que cela concoure à cette époque de stigmatisation, à ce petit refrain du « si ils sont pauvres, c'est qu'ils l'ont bien voulu et en plus ils vivent en assistés, etc, etc,... »...  Jusqu'où ira la haine du pauvre, sournoisement distillée par la propagande sarkozyste dans une société française de plus en plus friande de boucs émissaires ? Jusqu'où iront les publicitaires - ici l'agence H. (Havas), inspirée par ce discours - à la recherche de formules choc pour appâter le consommateur décérébré ?

On compte en France quelque 35 millions de véhicules d'occasion pour seulement 2 millions de voitures neuves vendues par an. Les salaires français sont généralement plus bas que ceux que nous touchons en Belgique (et qui ne sont déjà pas pharamineux), alors, forcément les français, ils bichonnent leurs vieux tacots et tentent de les faire durer le plus longtemps possible.

Selon le PDG de la société Ucar, il s'agit de faire campagne pour le rajeunissement d'un parc automobile vieillissant et polluant, notamment par le rétablissement d'une prime à la casse conséquente, la mise sur le marché de véhicules moins chers et le développement de la location, afin de lutter contre la pollution. Soi-disant clin d'œil au «Salauds de pauvres» de Coluche, il estime que le lectorat de ce message publicitaire, malgré «sa charge de provocation», «sait parfaitement lire les publicités et les décrypter»... Tout comme on sait que, dans l'esprit des gens, les chômeurs du Nord ne sont pas des pédophiles ou des fainéants, n'est-ce pas ?

Le publicitaire aurait tout aussi bien pu titrer "Les riches sont dégueulasses, ils polluent avec leurs 4x4" mais non, il accuse les pauvres ! C'est l'évidence : en France comme sur la planète entière, les pauvres polluent nettement moins que les riches. Même si les péri-Smicards (salaire minimum) qui habitent de plus en plus loin de leur lieu de travail ou effectuent des horaires de plus en plus décalés sont obligés de prendre leur vieille bagnole pour aller gagner leur pitance, grevant leur pouvoir d'achat quand ils font le plein ou sont flashés par un radar, il faut bien admettre que la pollution et le dérèglement climatique sont avant tout le fait d'industriels sans scrupules, de politiques gouvernementales qui favorisent la route au lieu du train, et des riches qui achètent des grosses cylindrées, des yachts et des avions privés.

Que ce soit au sujet du chômage, de la protection sociale ou de la pollution, en focalisant sur les pauvres - ces sous-hommes «dégueulasses» qui seraient responsables de tout -, on évite de parler des vrais gâchis et, surtout, des vrais enjeux économiques et humains. 

15/05/2008

Evolution du pouvoir d'achat

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Mons : les oubliés des Mesanges

Ce billet est plutôt ma mauvaise humeur du jour que l'humeur habituelle...Il semblerait bien qu'une fois de plus les plus démunis au sein de notre société soient laissés à l'abandon, par nos politiciens laxistes, à Mons où on devrait montrer l'exemple, puisqu'il s'agit de la cité d' Elio del Doudou, cela se passe aussi ainsi.... 

Mais le comité des victimes de l'incendie de l'immeuble des Mésanges à Mons ne relâche pas la pression. Il vient de solliciter des entrevues auprès des ministres en charge du Logement, de la Justice et de la Santé. Pour faire part à Mme Onkelinx (PS) ainsi qu'à MM. Vandeurzen (CD&V) et Antoine (CDH) de leur « point de vue » mais aussi leurs « inquiétudes » quant au suivi de ce dossier qui a coûté la vie à sept personnes et irrémédiablement modifié celle de ceux qui en ont réchappé.Les implications du drame sont d'abord d'ordre sanitaires. Le comité sollicite la ministre de la Santé afin qu'elle dégage les moyens pour réaliser une enquête auprès des victimes des Mésanges et qu'elle pose un geste financier par rapport à leur accompagnement.

Depuis cinq ans (l'incendie remonte à février 2003), de nombreux survivants, parmi lesquels des enfants, souffrent d'un traumatisme psychologique qui a été aggravé par des problèmes de dépression et des pertes financières liées à l'incendie. Le Comité désire  faire part à la ministre de son inquiétude sur l'accompagnement médical qui a fait défaut.

Les victimes aimeraient également partager avec le ministre régional du Logement leur triste expérience au niveau de la sécurisation des immeubles de type « tour ». Ils défendent aussi l'idée de créer un syndicat de locataires au sein des conseils d'administration des immobilières sociales.

Enfin, le comité insistera auprès du ministre de la Justice pour que le dossier ne tarde pas à être évoqué devant les tribunaux. Ils attendent du ministre Vandeurzen qu'il veille « à la stricte indépendance de la Justice » dans la mesure où l'enquête doit déterminer si la responsabilité d'élus est engagée. Et que le comité tient à ce que « toutes les responsabilités soient établies. »Cette nuit-là 23 février 2003, 68 familles (quelque 150 personnes) vivent l’enfer sous le regard impuissant de nombreux témoins et pompiers. Sept personnes décèderont. Dont une mère et son fils de treize ans, brûlés vifs dans un des couloirs ou cette jeune femme enceinte de trois mois, tombée du 12e étage.

La responsabilité de la société publique de logement social Sorelobo (rebaptisée Toit et Moi) dont les bourgmestres de Mons, Maurice Lafosse et Elio Di Rupo, ont été administrateurs  est flagrante. L’instruction (toujours en cours) révélera l’absence de serrure d’entrée, la vétusté et l’impraticabilité des escaliers de secours, la condamnation des évacuations de fumée, l’absence de porte coupe-feu et de système d’alarme, l’impossibilité pour les pompiers d’accéder aux étages supérieurs et à l’arrière du bâtiment...

Pour de plus amples informations concernant ce dossier, les manquements et les responsables : http://linsolent.skynetblogs.be/tag/1/incendie%20des%20mesanges

Mais quatre ans plus tard, les victimes attendent toujours l’aide promise. Au point qu’elles viennent de créer une fondation pour tenter de récolter autrement les fonds que les pouvoirs publics rechignent à débloquer.

La ville de Mons avait aussi promis une stèle. Rien n’a été fait.  Pourtant, aujourd’hui, cette stèle commémorative existe bel et bien. Ce sont les victimes elles-mêmes, soutenues par des personnes sensibles à leur cause, qui l’ont érigée. Elles ont coulé le béton et un petit indépendant a gracieusement fourni la plaque.

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14/05/2008

L'humeur du jour 14/05

 

On vous a parlé des chausse-trappes que rencontre le décret Courard concernant les mandats de nos politiciens wallons ? Là on se rend compte que nos excellences politiques, se montrent encore une fois sous leur « meilleur jour » en démontrant qu'il n'y a pas que dans le parti du Déprimé de Mons, qu'il y a des parvenus.

Je vous résume la situation : après le scandale de la Carolo en 2005, tout notre petit monde parlementaire wallon s'indigne, Elio lance son appel aux parvenus (faut croire qu'ils étaient aux abonnés absents), Joëlle Milquet plus mordante qu'un flacon de Monsieur (Madame) Propre annonce une « tornade éthique » et le parlement wallon dans un bel élan de moralité se drape du manteau de l'indignation. Du coup, le Parlement Wallon dans un accès d'ardeur euphorique, charge l'ami Courard de rédiger un décret de contrôle des mandats locaux ainsi que des produits dérivés dont sont si friands nos représentants désintéressés : les sièges d'administrateurs d'intercommunales, des sociétés de logement, des asbl diverses, etc....sans oublier les nombreux avantages en nature tels que les voitures de fonction, les gsm, et tutti quanti.....

On se retrouve en 2008 et l'euphorie étant retombée depuis longtemps, les députés se disent que tout compte fait ils se sont laissés emporter par l'atmosphère de l'époque et que bon, cette histoire de contrôle, c'était une fausse bonne idée. Du coup les trois grands (PS, MR, CDH) se réunissent en catimini, afin d'étudier les moyens à disposition pour couler la proposition de décret de Courard et empêcher que celle-ci soit votée avant le 20 juin, date à laquelle la mission de Courard sur ce sujet ô combien délicat, prendra fin.

On pourrait s'interroger sur le pourquoi d'une telle attitude, la réponse est pourtant simple : pour les parlementaires régionaux, comme fédéraux (ils sont, eux aussi, souvent député ou bourgmestre et donc concernés), ce décret débouchera sur l'impossibilité de cumuler les mandats, et donc sur une diminution nette de leur influence politique. D'autre part, parce qu'ils risquent d'importantes pertes financières. Rappelons que le montant total des revenus d'un mandataire local ne peut dépasser une fois et demie l'indemnité d'un parlementaire (soit 6.400 euros brut par mois).

Plus fondamentalement encore, cette mazarinade parlementaire s'explique par le fait que les mandataires devront désormais déclarer non seulement leurs mandats publics et privés mais aussi, et c'est là un élément neuf par rapport à la loi fédérale, le montant de leur rémunération. Ils devront aussi, aïeaîeaille, déclarer leurs avantages en nature. Enfin, et c'est peut-être là, la raison principale de leur courroux, ils seront contrôlés par la future Cour des comptes wallonne et non plus par le Bureau du parlement où l'on réglait, finalement, les choses entre soi.

Sans oublier qu'en cas de dépassement ou de fausse déclaration, des sanctions sont prévues, qui vont du remboursement des montants indûment perçus à l'inéligibilité pour une période de six ans, en passant par la déchéance de tous les mandats.

Cette rébellion parlementaire s'explique principalement par le fait que la proposition de décret de Philippe Courard touche le cœur même de la mécanique politique, non seulement wallonne mais également nationale et communautaire. Car tous ses privilèges dont jouissent sans états d'âme nos politiciens se retrouvent à tous les niveaux de la représentation politique et donc également au Parlement et au Sénat et le décret va faire boule de neige....

Et nos excellences n'apprécient pas du tout d'envisager de se mettre au régime, depuis les voyages du Bureau en Inde, au Vietnam ou au Brésil, jusqu'aux missions parlementaires au Congo ou en Suède. Justifiés ou non. Depuis les présidences de commission, jusqu'à la conférence des présidents. Depuis le titre envié d'administrateur chez Dexia ou chez Voo, jusqu'à celui d'Ethias ou de Tecteo, c'est qu'elles y tiennent à leurs petits avantages !!!

Pour une fois que Courard fait quelque chose de convenable (où alors il sait très bien que ce décret ne verra jamais le jour, à moins d'être amputé de ce qui fait son essence) en rédigeant un projet de contrôle sur ce qui pourrit notre système politique belge par l'intérieur. Il semblerait bien que les députés wallons faisant fi de toute pudeur éthique ne cherchent même plus à cacher leur concupiscence et démontrent encore une fois qu'ils sont la cause principale du rejet citoyen de la chose politique et surtout des politiciens !

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13/05/2008

La vérité si je mens....

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09/05/2008

Chef d'escadrille

Une réplique célèbre de Michel Audiard disait "le jour où les cons voleront, tu seras chef d'escadrille". Un député, hier soir à la chambre a postulé pour le poste en déclarant :

"La loi-programme est importante, mais pas à ce point"

La Loi - programme tarde à se mettre en place, BHV étant jugé plus important par une grande partie du parlement. Pourtant tous les politiciens sont d'avis que les inégalités doivent disparaître surtout pour les plus démunis.... 

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10:09 Écrit par Figaro dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : belgique, bhv, politique, societe, info, actualite, ps, mr, cdh |  Facebook |