07/07/2008

Bientôt sur tous vos écrans

Le-Gouffre-maxi

Ce que Reynders ne dit pas

Didier Reynders : le seul Ministre des Finances capable de vous expliquer grâce à son intelligence mathématique exceptionnelle comment une perte fiscale représente un bénéfice...

Par contre là où il est beaucoup moins bavard, c'est quand il doit expliquer le pourquoi de son projet de réforme fiscale. Si ce n'est par une formule creuse dont il a l'habitude :

 « On paye trop vite trop d'impôts ».

 

Pour calculer l'impôt des personnes physiques, il existe à l'heure actuelle cinq tranches d'imposition (25, 30, 40, 45 et 50 %). Le ministre ne veut en garder que trois (25, 40 et 50 %). On cible ainsi les bas et moyens revenus, selon Didjé.

C'est pas bien de mentir Didier. Un bas ou moyen revenu ne bénéficierait que partiellement d'une telle mesure, alors que les plus riches s'en délecteraient pleinement, puisque leurs revenus couvrent l'ensemble des tranches visées.

Cette réalité est confirmée par l'évaluation budgétaire établie par... le cabinet de Son Altesse Azuréenne.

Sur les trois milliards d'euros que coûterait une telle réforme, un milliard irait aux 10 % les plus riches de la population (plus de 50 000 € brut par an).

La solution proposée par la FGTB serait plus équitable : jusqu'à un certain salaire, vous recevez un chèque fiscal de 100 € par mois qui est directement déduit de votre précompte professionnel. Ou même, vous retouchez de l'impôt négatif, si vous êtes redevable de moins de 100 € d'impôts par mois.

La question que tout le monde se pose biensûr, c'est de savoir comment Reynders va financer cette réforme, or il n'y a pas beaucoup de solutions pour ce faire :  soit augmenter d'autres taxes (plus injustes) ou alors diminuer les dépenses de l'Etat. À quoi sert-il de payer 500 € d'impôts en moins si c'est pour payer 1 000 € en plus via la TVA, les frais scolaires, les soins médicaux, etc. ? Un seul exemple : si l'Etat ne subsidiait pas l'école, un couple ayant trois enfants devraient débourser 300 000 € rien que pour les études (du primaire au supérieur) des enfants.

Tout le monde sait bien que le MR en général et Didier Reynders en particulier utilisent depuis des années le thème démagogique de la baisse des impôts comme argument électoral.

Seulement pas n'importe quel impôt, celui-ci étant bien ciblé.  Ne lui parlez d'une baisse de la TVA. Or, il s'agit d'un impôt beaucoup plus injuste que l'impôt des personnes physiques, puisque chacun paye 21 %, qu'il soit petit pensionné ou directeur de la Banque Nationale.

De 2002 à 2007, les recettes TVA sont passées de 19,6 à 25,5 milliards € . Une augmentation de six milliards (+ 30 %) en cinq ans. Deux fois la réforme fiscale de Reynders. S'il y a une véritable réforme fiscale à mener, c'est bien de réduire considérablement la part de cette taxe injuste.

Or, l'évolution est exactement inverse. Lors de l'introduction de la TVA, en 1971, le taux n'était que de 16 %. Depuis, il est passé successivement à 17 %, 19 %, 19,5 %, 20,5 %  et 21 %. Par contre, le taux majoré sur les produits de luxe (25 %) a été complètement supprimé.

Et à l'avenir, les libéraux et la Commission européenne veulent continuer à augmenter les taxes indirectes : la TVA, les accises sur le carburant, les taxes sur l'eau et les déchets (au nom du « coût vérité »)...

Réduire la TVA donc, Reynders y est farouchement opposé.

Même sur des besoins de base comme le gaz et l'électricité. Est-il normal de payer le même taux pour du caviar que pour se chauffer ? Oui, soutient le ministre, car réduire la TVA sur l'énergie profiterait plus au riche qui chauffe sa piscine qu'à un pensionné à revenu modeste.

Pourtant, prenons la grosse villa que possède à La Hulpe son ami Michel Tilmant, le boss d'ING. La baisse de la TVA sur l'énergie ne lui rapportera qu'à peine 0,04 % de son salaire de 4,4 millions €/an. Alors que pour un petit pensionné, cela représente facilement 2 % de son revenu.

Et puis, n'est-il pas étonnant de voir Reynders dénoncer une mesure qui profiterait aux riches ? N'est-ce pas grâce à sa réforme fiscale de 2001 que son ami Michel Tilmant réalise une économie d'impôt annuelle de... 200 000 € ?

C'est clair, le ministre fait l'impasse sur la manière dont il financerait sa réforme fiscale. Une manière d'éluder ce débat de fond : il y a deux sortes de réformes fiscales, celles qui transfèrent de l'argent des bas et moyens revenus vers les plus riches (la sienne) et celles qui font l'inverse.

Mais le ministre veut épargner ses amis. Il refuse de taxer les revenus financiers de la même manière que les revenus du travail. Il refuse d'instaurer le moindre impôt sur la fortune (hormis le précompte immobilier, qui est un impôt sur... les petits patrimoines). Il refuse de taxer les plus-values sur actions (son ami Albert Frère l'en remercie). Il continue farouchement de prétendre que le secret bancaire n'existe pas, quitte à être contredit par... l'article 318 du code des impôts sur les revenus.

Parmi les contrevérités les plus pernicieuses du ministre Reynders, il y a aussi celle-ci : une augmentation du pouvoir d'achat ne peut venir que d'une baisse des impôts et non d'une hausse du salaire brut. Un principe qui ne vaut pas, bien sûr, pour les salaires plantureux des dirigeants des grandes entreprises. Reynders nous dira qu'on ne peut augmenter les charges salariales des entreprises sous peine de menacer leur compétitivité. Mais que disent les statistiques ?

De 1981 à 2006, les bénéfices des sociétés ont explosé : ils sont passés de 8 milliards € à 61,5 milliards €. La part de ces bénéfices dans le revenu national a ainsi doublé, passant de 9 % à 19 %. Et la part de leur revenu disponible (après transferts sociaux et fiscaux) a même été multipliée de deux fois et demi. Et ce ne sont pas les 2,4 milliards €/an que Reynders a offerts aux sociétés via les intérêts notionnels qui feront pencher la balance.

 Par contre, sur la même période, la part des salaires a fortement baissé, passant de 57 % à 51 %. Ces 6 % ne disent pas grand-chose, mais ils représentent une perte de 19 milliards €. Cela représente près de 5 000 €/an par ménage. C'est autre chose que les promesses fiscales de Reynders...

05/07/2008

Qui sera le premier ?

dessin

KOH LANTA le retour

23340258_p

04/07/2008

The Cult Of The Dead Cow

goolag.org
 

Quand, en 2006, Google acceptait de se censurer, des tibétains exilés en Inde organisaient une manifestation contre le moteur de recherches à Dharamsala. On y voyait des jeunes gens enchaînés et entravés par une affiche portant le logo Goolag...

Derrière cette manifestation, on trouve l'ombre du Cult of the Dead Cow (CdC). Important réseau de pirates informatiques, le CdC n'en était pas à son coup d'essai en matière de subversion sur le web. Pour l'occasion, le groupe avait largement diffusé le logo Goolag, ses produits dérivés, sa communication, bref, sa visibilité.

CdC a beau utiliser des méthodes pas nettes, il n'en reste pas moins un club au palmarès intéressant. Le mois dernier, CdC a testé la sécurité des ordinateurs du gouvernement chinois, et découvert sur ses serveurs une quantité industrielle d'images pornographiques. Les aparachiks pékinois auraient non seulement un usage exhaustif du web mais aussi une santé vaillante et robuste...

Et comment CdC a-t-il exécuté ce piratage ? Justement en exploitant des failles de sécurité révélées par la recherche sur Google. En substance et sans entrer dans la technique, CdC a utilisé la puissance du moteur de recherches pour trouver ce que nul n'est censé trouver. La boucle est bouclée : Pékin bloque le web tibétain, les tibétains blâment Google, Google se fait avoir par CdC, et CdC infiltre Pékin. Vous êtes perdus ? Restez en ligne...

Alors qui a gagné cette bataille entre la censure et la liberté sur un réseau mondial fonctionnant plus ou moins sans règles ? Google semble prendre le visage du méchant, jouant à la fois le rôle de l'outil incontournable et du complice des puissants. Mais si l'on y réfléchit bien, la Chine avait les moyens de censurer, couper, débrancher tout fil ou tout serveur qu'elle voulait, avec ou sans Google. Ceux qui pensaient que ce site était une officine humanitaire viennent de découvrir la réalité : Google est une entreprise comme les autres qui cherche à se faire du pognon...et le plus possible bien sûr.

Jadis, on coupait le téléphone, ou on le mettait sur écoute. De nos jours, le web est si pluraliste qu'il existe toujours moyen de le détourner. Pas besoin d'avoir les talens techniques du Cult of the Dead Cow : pour passer au travers des mailles du filet, des Internautes sur le sol chinois ont, volontairement, déformé l'orthographe des mots-clés censurés. L'un d'eux a cité l'exemple du monastère de Labrang devenu « Labr@ng ». C'est la même tactique qu'utilise votre fils pour rechercher du « p0rn » sans être repéré. Le détournement marche dans les deux sens : si YouTube a gardé en ligne les vidéos tibétaines qui ont pu passer avant le blackout, le site a aussi été utilisé par les chinois pour diffuser des vidéos de propagande.

En bref, l'Internet est à l'image des médias : il attire l'avidité des propagandistes, il est aussi l'outil privilégié de ceux qui ont quelque chose à dire et que l'on refuse d'entendre. Il ne faut pas grand-chose pour devenir reporter de guerre de nos jours. Un bon gsm équipé d'une caméra et un cybercafé suffisent. Finalement, le plus dur est encore d'attendre qu'il se passe quelque chose près de chez soi. Quand on est tibétain, c'est déjà plus facile.

Alors c'est quoi exactement Goolag et à quoi ça sert ?

Les Google Dorks vous connaissez ? Mais si, ce sont ces recherches bien particulières effectuées avec Google qui permettent de trouver des failles dans les sites webs, ou des infos confidentielles ou plus simplement des dossiers qui affichent tout leur contenu sans aucune protection…

Google est en effet très bavard quand on ne sait pas protéger correctement son site. Le site le plus connu au sujet des Google Dorks est celui de Johnny de ihackstuff qui recence dans une base tous les Google Dorks des plus funs (trouver des caméras de surveillance) aux plus obscurs (se connecter sur l’imprimante de la boite machin chose…)

Goolag est édité par le groupe de hacker mondialement célèbre : The Cult Of The Dead Cow ! Le CDC ! Rien à voir avec les CCC…

Pour ceux à qui ce nom n’évoque rien, pensez à ce merveilleux trojan qu’était BackOrifice ! Bien avant les Netbus et autres Sub7even… Ca vous revient maintenant ?

Pour en revenir à Goolag, il vous suffit une fois téléchargé, de lancer le soft (les sources sont incluses dedans), d’entrer l’adresse d’un site et de selectionner les Dorks que vous voulez tester. Attention à ne pas en lancer trop sous peine d’être blacklisté pendant quelques temps du système d’API Google. (Enfin, y’a un truc pour vous débloquer, alors c’est pas la mort non plus…)

Pratique pour sécuriser son site (et pas pour aller fourrer son nez chez les voisins, hein !)

Goolag est dispo ici… et longue vie au culte de la vache morte ! 

Sarko Président

dyn007_original_620_430_pjpeg_2585772_9fba3b5d312ed17b74ed018f17eadf9c

CATHO PRIDE 2008

Sidney se prépare à recevoir les JMJ et Benoît XVI

pour la grande Catho Pride de 2008

world_map
troupeau moutons merinos

 En tous cas les sanitaires sont déjà prêts

25323117_p

et les messages de prévention aussi

25206812_p