18/01/2008

Niouzz du Facholand

FN

La Commission parlementaire de contrôle des dépenses électorales et de la comptabilité des partis a décidé à l'unanimité d'amputer quatre mois de dotation au Front National pour n'avoir pas rentré conformément au prescrit légal le rapport financier relatif à ses comptes en 2006.

C’est la deuxième fois que le Front National se voit infliger une telle sanction pour non-respect de la loi. Vu la récidive, la Commission a décidé d’exécuter la sanction maximale, à savoir quatre mois de retrait de dotation.

L’AFFN (asbl de financement du FN, fait l’objet d’une instruction pour des détournements de fonds présumés et est sous le coup d’une enquête de l’inspection spéciale des impôts (ISI) qui lui réclame quelque 700.000 euros.

Et pendant ce temps-là c’est encore toujours la rumba au FN entre les partisans de Delacroix et Féret pour la succession à la tête du FN…Vlaams Belang  

BRUNO VALKENIERS est candidat à la succession de Frank Vanhecke. Le Belang infiltre le patronat flamand.

L’homme d'affaires anversois s'apprête à prendre la tête du prétendu « parti des petites gens ». Bruno Valkeniers, 52 ans, nouveau venu en politique, s'est porté candidat à la présidence du Vlaams Belang. A peine un an et demi après son irruption sur la scène politique, aux communales et provinciales d'octobre 2006, Bruno Valkeniers, qui se dit « catholique et social-conservateur », devrait prendre la tête du VB, avec le soutien des leaders « historiques » Filip Dewinter et Gerolf Annemans, que l'on avait un temps pressenti à la présidence.Sa désignation ne serait pas anodine. Sous l'étendard de Forza Flandria, Valkeniers est surtout connu pour être partisan d'une vaste coalition des forces nationalistes, libérales et conservatrices de Flandre… Premier défi : contrer, voire phagocyter, la Lijst Dedecker, forte de ses récents succès électoraux.Marié, père de quatre enfants, titulaire d'une licence en droit de l'Université d'Anvers et d'une licence en droit maritime et aérien de l'ULB, Valkeniers a dirigé, jusqu'en 2006, la première entreprise de manutention du port d'Anvers, HesseNoordNatie. Il est, par ailleurs, administrateur, depuis 2002, du bureau de conseil maritime FA Consult, à Wilrijk.Membre du collectif In de Warande, Valkeniers est signataire du « Manifeste pour une Flandre indépendante ». Un engagement qui lui a permis de côtoyer nombre de leaders séparatistes, dans le domaine des médias, de l'industrie et de la finance (Frans Crols, le directeur du magazine Trends, Marc Platel, l'ex-éditorialiste du Belang van Limburg, les dirigeants ou ex-dirigeants de KBC, Barco, Janssen Pharma, DHL, HBK, Alcatel…).

« Immigrés francophones »

Neveu de l'ex-leader de la Volksunie Jef Valkeniers, le candidat président du VB est très soutenu, au sein du Belang, par l'ex-patron de la DAT et de Delsey Airlines, le sénateur coopté Freddy Van Gaever, qui s'est déclaré partisan d'une limitation des allocations de chômage à quatre mois.En 2005, président de l'Alliance pour la promotion du chant flamand (la très nationaliste ANZ), Bruno Valkeniers s'était illustré par sa diatribe à l'encontre des « immigrés francophones qui ne s'intègrent pas en Flandre ».L'année dernière, après l'agression de trois jeunes militants gauchistes, à Anvers, par des activistes du NSV, le cercle étudiant non officiel du Vlaams Belang et dont il est le fondateur (1976), Bruno Valkeniers avait déclaré au Standaard qu'il ne rougissait pas de la « violence de rue occasionnelle » du NSV.  detergent

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